jeudi 11 juin 2009

Présentation à Cadarache, le 23/05/2009








Messieurs Jean Jacques Thorel et Alain Savary responsables de la forêt de l’ONF Cadarache nous ont sollicités pour animer l’assemblée générale de l’association des amis de la            bastide de Valbelle.  Ils souhaitaient faire découvrir la vénerie aux nombreuses personnalités conviées à cette réunion.

Le rendez vous était le samedi 23 mai à 18 heures à la bastide la Neuve entièrement rénovée par Jean Pierre Dolza et tous ses amis. Nous retrouvions avec plaisir en ce lieu enchanteur par son caractère sauvage, où nous avions été déjà invité à découpler nos chiens un jour de décembre.

Il nous a fallu stationner nos véhicules à quelques centaines de mètres afin de faire la surprise par notre arrivée animée par la marche de vénerie sonnée par une dizaine de trompe. Je remercie Patrick, Francis, Michel, Georges, Serge d’être venus renforcée les trompes de l’équipage.

Les chiens ont été arrosés pendant l’attente de l’arrivée des invités vu la chaleur qui était de la partie. Quand le départ fut donné les chiens ont été très sages malgré l’envie qui les titillait de lancer un chevreuil dans cette forêt.

Après une curée froide, le buffet excellent, les trompes ont animé le coucher du soleil tard dans la soirée.

Merci à vous tous pour votre tenue, et merci à Jean Jacques, Alain, Yves, Jean Pierre et ses amis pour cette soirée sympathique dans ce cadre grandiose.  

 

dimanche 26 avril 2009

Chasse du 8 mars 2009


Temps chaud avec un mistral bien établi, 35 chiens
Le rapport est donné à 13 heures. Sûrement trop tôt vue la température, mais je ne voulais pas rester sur le buisson creux de la semaine passée.
Saint Hubert nous a entendu car dés l’attaque vers l’allée de Malakoff plusieurs chevreuils sont vus. Les chiens choisissent une chevrette qui après avoir tournée dans les enceintes des allées du chevreuil et du cerf se dirige vers les longues terres, puis les rabassières, puis Pontoise. Geoffroy me signale qu’une chèvre a sauté dans mon dos au passage des rabassières.
Les chiens vont très vites mais peu criants. Je les retrouve en défaut dans la coupe de Ste Tulle. Les chiens sont en défaut. Je les laisse travailler. Ils ne trouvent pas la sortie. Je les reprends au bout de 10 minutes pour faire les devants, rien, les arrières, rien. On vient me dire que 4 chiens peu criant vu la chaleur sont rentrés dans l’agrandissement. Pas criant et vite traduit par certains pas chassant. Pourquoi voulez vous qui se dirigent vers l’agrandissement seuls?
Je remonte vers leur direction. Les chiens lancent un animal dans les rabassières. Est-ce un change ? J’ai en tête la chèvre que Geoffroy m’a annoncé fuyante. J’attends pour voir si Unique que j’entends se récrier revient de l’agrandissement dans ma direction. Oui. La chèvre est venue se caler sur sa double. Gentiment elle passe tout prés de Charlotte et Cyril qui sont venus nous rejoindre à pied. Je les salue en passant et explique à Charlotte que j’ai demandé à notre chèvre de bien se montrer à eux. Quelle classe !
La chasse retourne vers Malakoff. Jean Philippe pense au change, car il a vu un animal se défiler de l’agrandissement.
Laisses les faire. On traverse la coupe de Malakoff, les vallons. Nous prenons du retard sur les 4 chiens de tête. Nous les retrouvons dans le vallon des buis. Deux animaux sortent en même temps espacés de 50 mètres. Quel est le bon ? Aucun renseignement fiable ne m’est donné. Je laisse faire. Tous les chiens se rameutent sur un. Toujours pas de renseignement. La voie s’améliore. Mais cela fait déjà plus de 3 heurs que nous sommes à cheval. Geoffroy voit au loin sauter l’animal qui ne peut juger. La chasse repart directement vers les buis. Je laisse filer la chasse en pensant récupérer les chiens dés le premier défaut. Malheureusement pas de défaut jusqu’au plateau des mouflons où Ludo voit plusieurs animaux sur pied. Je m’arrête avant les vallons pour mon cheval qui montre de gros signes de fatigue. Je sonne avec Jean Philippe et Geoffroy. Les chiens rameutent petit à petit pour se coucher autour de nous. La nuit est là. La voiture que Jean Pierre amène nous permet de charger tous les chiens qui se sont rattrapés du buisson creux de la semaine passée en chassant presque tous les chevreuils du domaine.
La chaleur et le vent nous annoncent les dernières chasses de la saison en Provence.

vendredi 6 mars 2009

Chasse du 28 février 2009

Nous avons le plaisir de recevoir M. De Saporta et Marie-Caroline.

Le compte rendu sera malheureusement aussi ininterressant que cette journée!!!
Le vent d'est très violent qui soufflait sur notre beau territoire ainsi que la voie plus que médiocre ce jour ne ne nous ont malheureusement pas permis de lancer un chevreuil, ce qui est heureusement rarissime. Mais comme le dit si bien notre papé provençal (vous voyez de qui je parle bien sûr!) : "par vent d'est, ni pescaïre, ni cassaïre! "

Mais nous savons aussi que ce jour là les chevreuils etait absent pour les raisons suivantes:

- entraînement physique(nécessaire pour faire face à nos chiens affutés)
- repos bien mérité après 4 mois et 1/2 d'effort

Photos à l'appui:



François, Charles et moi-même sommes allés chasser le cerf avec Alain et Pascal Saye pour nous consoler et leurs chiens nous ont offert une très belle journée avec un 14 cors hallali après 2h40 de chasse.


video

vendredi 27 février 2009

Chasse du 25 février 2009

Beau temps chaud, 35 chiens
Nous nous retrouvons à 11h30 au chenil d’Alain Saye, qui vient de partir pour un déplacement en Saône et Loire. N’ayant pu partir avec le vautrait Isidora nous accueille. Nous sommes 6 à cheval : Isidora, Juliette, Charlotte, Jean et Jean Philippe qui remonte malgré son doigt. Constance et Miles nous suivent en voiture.
Nous partons directement du chenil. Après avoir foulé derrière le chenil, je me dirige directement vers les vallons.
Les chiens se récrient dans les enceintes de l’allée du chevreuil. La vue est sonnée par Jean Philippe sur un petit animal, qui se fait battre dans les vallons.
La chasse revenant allée de Malakoff, une grosse chèvre saute l’allée. Uruguay, Armagnac, Utile la voient et partent derrière. Je comprends que le reste de la meute arrive, amis avec une autre chasse. Le petit animal passe devant moi, pour sauter la grande allée. Il me faut arrêter les 3 chiens sur la chèvre, pensant que Jean Philippe ne pourra intervenir avec son handicap du moment. ET non nous nous retrouvons tous les deux à reprendre les chiens ! Heureusement qu’au niveau des longues terres Isidora me donne un renseignement qui me permet de rallier la tête dans l’agrandissement. J’y retrouve plusieurs chiens asphyxiés par la chaleur. Jean Philippe me dit que Soudan, Usager, Trompette étaient en tête. Je ne les vois pas. Je les retrouve en défaut prés de la coupe. Unique se récrie sur un voie qui sort. J’y porte les chiens qui en ont connaissance pour vite tomber en défaut. Je reprends tous les chiens pour faire les arrières. Rien. Il fait tellement chaud que les chiens se jettent dans les flaques d’eau. Ils me donnent l’impression de ne pas avoir récupéré de la belle grosse chasse de dimanche.
Ne trouvant rien, je décide d’essayer de lancer les 3 animaux que Jean Philippe a vu se dérober vers les vallons lors de l’attaque.
Les chiens ont connaissance d’une voie menée par Ultimo jusque dans les vallons des buis. Les chiens marquent des signes de fatigue, et ont toujours aussi chaud. Il y a des jours avec et des jours sans. Et nous disons avec Jean Philippe que les jours avec comme dimanche dernier il est important de savoir conclure. Je pense sonner la rentrée au chenil. Ah il est 16h30. Bon je vais retraiter en passant par le bas des vallons au cas où !
Au gros chêne une dizaine chiens se récrient, remontent sur le plateau. Le reste de la meute suit mon cheval pas du tout motivé. L’animal lancé revient dans les vallons. D’un coup je n’ai plus un chiens avec moi. Les 35 chiens unissent leurs voix. L’animal remonte le fond des vallons, ce qui est rare au lancé. Impossible d’avoir une vue pendant plus de 20 minutes. Que chasse t on ? Enfin il est sonné à la grande allée. Je suis la tête pour la voir traverser l’allée du chevreuil. Une très grosse chèvre ! Qu’importe les chiens ne perdent pas un coup de voix. Le temps se rafraîchit avec le déclin du soleil, et les récries sont de plus en plus forts.
Elle saute au portail, passe derrière les chenil du rendez vous, pour mettre en défaut les chiens dans la coupe de sainte Tulle. Défaut vite relevé par la moitié des chiens et Solitude à la voix si reconnaissable. Je demande à Charlotte de coller à cette tête afin que je récupère le reste des chiens. J’y retrouve Jean Philippe qui a suivi Tilbury qui a maintenu une voie avant de le voir venir rallier à son cheval. Je lui demande de rattraper les chiens suivis par Charlotte. Je reprends les autres chiens et retrouve la tête dans l’agrandissement. Les 35 chiens sont tous ensemble la musique reprend de plus belle. La chèvre saute vers le parc de Didier. Elle est toute mouillée. Elle descend vers le bassin de Pontoise, se fait battre derrière le château d’eau. Allons nous avoir le même défaut que dimanche. Non les chiens maintiennent. Je me dis il nous reste 15 minute de jour !
Charlotte vient m’expliquer que dans l’agrandissement elle a bondit devant son cheval. Un chien l’a couché. Elle est arrivée à se dégager.
Bon il faut se concentrer. Les chiens chargent. Elle se dirige le long du Castellet. Il est difficile de bien surveiller l’allée, la pénombre est de plus en plus intense.
Je comprends qu’elle a pris l’option de gagner les enceintes des particuliers en empruntant le chemin communal.
Jean Philippe est aux chiens. J’entends les premières notes d’une fanfare. Ah il va sonner le changement de forêt. Mais non c’est l’hallali par terre. « L’animal tombe, c’est fini. Le ru de la combe voit…. » après deux heures de chasse non stop.
Les 35 chiens l’entourent.
Puis se couchent les uns après les autres épuisés. Il fait nuit. Il me faut les remettre l’un après l’autre debout pour retraiter à pieds avec eux. Quel moment magique que ces retraites à pieds où ils se collent à mes jambes pour avoir une caresse.
Les honneurs sont faits à Charlotte et Miles.

lundi 23 février 2009

Chasse du 22 février 2009


D'autres photos arrivent très vite


Temps frais, 35 chiens
Nous sommes heureux d’avoir aujourd’hui la Brisée ancien piqueux de Neubourg.
Soudan a été castré car il souffrait d’une hyperplasie de la prostate.
Jean Philippe a été amputé d’une phalange car….il vous expliquera …
Bon il vaut mieux que ces interventions chirurgicales restent dans cet ordre.
Le rapport donné je décide de fouler derrière les écuries où il a été vu hier deux chevreuils.
Les chiens n’en ayant pas connaissance, je me dirige vers l’agrandissement en espérant lancé le petit brocard qui est dans le secteur. Les chiens en décident autrement et vont rapidement vers le vallon sous la ruine. Ils savent qu’ils y ont lancé déjà au moins trois fois une grosse chèvre. Les premiers récries se font entendre, puis c’est le lancé. Quelle belle musique ! Les 35 chiens chantent pleine gueule. Leurs voix résonnent d’un flanc à l’autre du vallon. La vue est sonnée. La grosse chèvre ne s’affole pas. Elle sait qu’elle doit économiser ses forces. Ludo qui est au sommet avec sa pétrolette, est émerveillé par la vitesse des chiens dans les côtes.
Je lui dis oui, mais regarde le métier de cette chèvre qui déjà reste à flanc et ne prend pas le risque de s’essouffler à la montée.
Je sais que la partie va être dure.
Après avoir tourné un petit moment dans le vallon elle se dirige vers la coupe. Elle y débuche en faisant des grands bonds. Les chiens tous en paquet ne sont pas loin, mais pas assez prés pour l’avoir à vue. Je vois l’autre Ludo qui est à cheval, marchant tout tranquille : Promenons nous dans le bois tant que le loup n’y est pas… Je passe au grand trop. Je lui demande de se bouger un peu comptant sur le dynamisme des jeunes pour bien cadrer la chasse. Surtout que Jean Philippe ne peut encore monter.
La chasse traverse les longues terres, pour se diriger vers le haut de Malakoff. La voie est bonne pas un défaut depuis 30 minutes. Les chiens sont toujours en paquet. Ils passent les deux vallons. Notre chèvre cherche manifestement le change dans les enceintes du plateau. Malgré ses hourvaris elle ne trouve pas le change. Du moins les chiens ne s’y font pas prendre. Elle repart vers les longues terres où sont vus deux chevreuils qui coupent la voie.
Elle ruse dans la coupe, pour se faire relancer devant la Brisée qui appuie les chiens avec une voix confiante. Elle redescend vers les écuries. Au saut de la grande allée elle est sonnée avec un peu d’avance sur les chiens. Arrivé sur l’allée je vois mes deux cavaliers auteurs de la vue partir au galop. Bon un petit coup de gueule. Je ne sais où mettre les chiens. Ouf Geoffroy non loin de là me donne le renseignement. La chasse repart. Tous les chiens sont toujours bien ameutés. Tours et retours dans Pontoise pour revenir dans l’agrandissement. La chèvre ruse maintenant dans l’enceinte très fourrée à coté de la coupe. Elle arrive à mettre les chiens en défaut. J’entoure rapidement la partie où je sais qu’il n’y pas de cavalier pour donner une vue. Rien
Je reviens à la dernière vue pour fouler dans le sens où elle est passée. Grand récri ! C’est le relancé. Je l’entends partir mais ne peux pas la voir. Elle retourne à son enceinte d’attaque. Les chiens ne perdent pas un coup de voix. Elle revient vers l’enceinte fourrée. Nouveau défaut. Même scénario, même relancé. Elle fait un hourvari dans la coupe pour retourner vers la ruine, puis se faire lapiner vers le parc de Didier. Je peste. Seul Geoffroy et Ludo (avec sa pétrolette) sont là pour m’aider à cadrer la chasse. J’ai dû penser très fort, ou m’exprimer très fort car enfin je vois rallier les autres cavaliers.
Elle sort de l’agrandissement pour descendre vers Pontoise. J’arrive au bassin de Pontoise pour la voir faire sa double. Je sonne les chiens qui rallient immédiatement. Tayaut elle s’était tapée dans le bosquet qui borde le bassin. Les 35 chiens la bousculent. Elle retourne dans l’agrandissement. Les chiens ne l’ont pas lâché depuis maintenant 1h50. Je sais qu’elle doit avoir encore des ressources alors qu’elle est chaque fois annoncée avec beaucoup de chasse.
Après s’être encore une fois lapiner dans l’enceinte du bord de la coupe, elle revient à son attaque. Sur l’allée du haut je la suis galopante, avec une certaine raideur. Elle plonge dans le vallon de la ruine. Je demande à Geoffroy de garder le haut, pendant que je porte à la tête des chiens. Vu la raideur de sa démarche je ne veux plus les lâcher et je pense que nous pouvons espérer sonner l’hallali. Quel prétentieux !
Au fond du vallon je la vois doubler, puis se taper. Les chiens la relancent. Elle fait une boucle me revient dessus. Léger défaut. Je sais qu’elle n’est pas loin. Je tire les chiens vers un pin tombé. Tayaut elle repart. Elle remonte vers Geoffroy passe la crête, la contourne. Geoffroy doute. Je la vois saute l’allée. Pas de doute. J’appuie les chiens. Elle reviens à la ruine, va vers le parc de Didier, sort de l’agrandissement, sonnée par Jean Philippe à cheval. Ah le bougre sentant la fin pas loin, il a dû faucher son cheval à la cavalière qui le montait !
Elle descend le long du Castellet. La Brisée est aux chiens. Il la voit perdre du terrain. Va-t-elle se faire prendre ? Elle fait un saut dans le fourré pour débucher devant moi raide, trempée. Elle rentre dans la cuvette de Pontoise. Uruguay, Utile, Obligeance l’ont à vue. Elle se cale dans le buisson d’épines noires. Uruguay le contourne, Utile et Obligeance entrent dedans. Elle bondit trop loin d’Uruguay pour qu’il la coiffe. Elle se dirige hallali courrant vers le château d’eau. Je laisse filer ces trois chiens pour faire rameuter les 32 autres. J’entends un bien aller sonné à l’allée une cinquantaine de mètres plus haut. Je m’y porte avec la Brisée. Geoffroy qui a sonné contourne par la droite cette enceinte assez fourrée. Les chiens reculent vers moi pleine gueule. Elle a dû se caler dans ces buissons épineux. Ils crient tous.
Puis silence ! Je les laisse faire. Toujours silence. J’entends derrière moi à une centaine de mètres Rétine se récrier. Je pense au change. J’appelle pour qu’un cavalier s’y rende. Personne ne vient. Enfin 2 puis 3 cavaliers arrivent. Je n’entends plus Rétine.
Je prends la précaution avant de rentrer dans les buissons de les contourner au cas où elle aurait glissé par la gauche. Rien.
Je rentre dans les buissons. Rien. je refoule à pied rien.
Est-ce Rétine était dans le vrai. Je recule avec tous les chiens qui ont connaissance d’une voie qui se volatilise sur l’allée du grillage. A droite rien, à gauche rien.
La Rosalie est sonnée après une heure de recherche infructueuse.
Nous sommes tous abattus. Comment avoir pu rater cette chèvre.
Mais après une si belle chasse, acceptons de saluer son courage et son savoir. Et je me dis qu’elle en sait encore un plus ce soir, et moi encore un peu mois.

vendredi 20 février 2009

Chasse du 14 février 2009

Nos deux nouveaux boutons
Merci à Karol et Olive pour toutes ces belles photos!












Ciel bleu, température négative à 11 heures, 35 chiens

14 février, journée des amoureux et nous en avons plusieurs à l’équipage. En plus nos jeunes veneurs n’ont pas manqué de sonner mon anniversaire. Et oui je suis né ce si beau jour.

J’ai le plaisir de voir que nous sommes nombreux. Chacun ne voulant rater ce jour, mon anniversaire bien sûr, et pour les gourmets Edouard qui a fêté le sien deux jours plus tôt a tué le cochon et va nous mijoter ce soir le boudin accompagné d’un écrasé de pomme de terre de Nini.
Bon venons en à notre laisser courre, on reparlera du dîner plus tard.
Le rapport donné je décide de commencer à fouler vers Pontoise, puis l’agrandissement si les chiens ne lèvent pas d’animal. Le gros gel de cette nuit ne permet pas aux chiens d’avoir connaissance de voie de la nuit. Seuls quelques récries dans l’agrandissement qui se taisent derrière quelques biches. Stéphanie s’en inquiète. Les chiens les chassent ? Mais non, ,pas de souci, j’ai confiance en eux. Ils sont au milieu de plusieurs grands animaux qui se dérobent devant moi depuis un bon moment et tout le monde est très sage. Je laisse faire et effectivement ils confirment la confiance que je leur donne. Ils n’ont connaissance que de petits bouts de voie qui n’aboutissent pas.
Ne trouvant rien je me dirige vers le haut de l’allée de Malakoff. Passé les vallons Sologne, Ultimo, Obligeance donnent de la voix. Les 32 autres y ajoutent la leur. C’est le lancé grande musique.
Au saut de la grande allée deux chasses se forment. Une traverse les vallons, l’autre reste sur le plateau. Je laisse faire avant d’appuyer une tête. Je me dis que les deux animaux vont vouloir se retrouver. La première revient sur le plateau pour se croiser avec l’autre. Les deux animaux repartent vers les vallons sans pour autant se remettre en compagnie. Ils se dirigent alors derrière les écuries. J’ai une chasse à ma droite et une à ma gauche. Les animaux font tours et retours dans les enceintes attenantes. Puis une chasse entre dans la coupe de Sainte Tulle. Je décide de l’appuyer. Les chiens de la deuxième chasse qui sont une enceinte voisine, m’entendent, décrochent pour venir me rejoindre. Ca y est, ils sont tous rameutés. L’animal pas encore jugé se fait battre dans Pontoise. J’entends Geoffroy arrêter.
Je me précipite et lui demande pourquoi ? Ils sont sur 3 cerfs. Impossible, fais leur confiance. Mais je te dis que j’ai vu , 3 cerfs devant et quand je leur ai dit sagement , ils se sont arrêtés. Montres moi où ? J’y porte les chiens qui se récrient mais dans une direction différente que celle prise par les cerfs. J’entends alors Isidora qui sonne une vue. Deux chiens percent vers le Castellet. Je fais rallier à cette tête. Geoffroy sonne une vue sur un gros animal qu’il juge peut être brocard. Il saute un peu plus loin devant moi, c’est une grosse chèvre. Tous les chiens sont en paquet. Elle rentre dans l’agrandissement. Les chiens chargent. Au sommet je retrouve Ludo et sa pétrolette. Sur le flanc du vallon une harde de biches traverse l’allée. Elle semble poussée par Usager, Brindille, Cheyenne, Armagnac. Ludo me dit ils font une bêtise. Non écoute le paquet qui arrive derrière. Effectivement les 4 chiens sautent l’allée pour reculer aussitôt. Cela fait deux fois qu’elle se harde avec les grands animaux. Les chiens retrouvent la voie et vont vers la coupe. Plusieurs suiveurs la voient arriver, faire une double et se taper. Les chiens la relance à vue magnifiquement sonné par Jean Philippe. Elle recule passe devant Ludovic ( l’autre) pour entrer dans l’enceinte. Les chiens ne la quittent pas, l’obligent à débucher de nouveau devant tout le monde. Patrice tente de l’attraper. Crochet contre-pied deux bond et la voila repartie vers les écuries, le long de la route, la coupe de Malakoff où je peux bien la juger. La vitesse est impressionnante.
Les 35 chiens toujours bien ameutés entrent dans la coupe. Je suis debout sur les étriers pour tenter de la suivre. Je la perds de vue. Les 10 chiens de tête percent en faisant une grande boucle. Je me dis elle veut revenir vers le devers de la route pour trouver le change. Les chiens plus vieux ne rallient pas pour tourner en criant dans la coupe. Je me dis elle a du faire une petite double. Je les appelle énergiquement pour leur faire rallier la tête qui est vite en défaut. Charles la sonne dans mon dos. Elle s’était tapie, et s’est mise sur pied dés les chiens passés. Ah bravo si j’avais écouté les vieux nous aurions eu un joli relancé à vue.
Vous avez compris les jeunes «écoutez les vieux »
Jean Philippe la sonne au saut de la grande allée. Elle commence à marquer la chasse. Elle retourne à son enceinte d’attaque. Les chiens maintiennent le train rapide. Elle se dirige vers l’allée des mouflons. Je la vois reculer dans la petite langue de bois. Elle est à la peine. J’appuie les chiens. Arrive Geoffroy. Tu l’as vu sortir ? Non. Elle a du sauter dans mon dos. Je recule. Geoffroy la voit alors bondir. Elle s’était tapie de nouveau. Elle repart vers le vallon fait une boucle et passe devant Ludo à l’allée des falaises. Les chiens sont criant en diable. Ludo me donne l’entrée dans l’enceinte. Les chiens empaument la voie très excités. Puis défaut quelques dizaine de mètres plus loin. Ils reculent. Je les rejoins pour la voir bondir. Elle était tapie entre deux arbres. Elle s’enfonce dans le fourré plus épais dans cette partie. La musique des chiens est étourdissante. Je pense que l’hallali ne va pas tarder.
Et non elle a encore de bonne réserve. Elle passe la grande allée bien au travail. Les suiveurs sont impressionnés par la vitesse des chiens après deux heures de chasse qui sautent l’allée en deux bonds. Ils la veulent. Mickey la sonne entrant dans le vallon. Arrivé à sa vue je la vois revenir sur sa double. Je la juge avec beaucoup de chasse mais maintenant sa cadence. Les chiens ressortent à leur tour du vallon. Charlotte et Juliette la sonnent sur la grande allée arrêtée et haletante. Les chiens sont vite. Maintiennent toujours. Elle entre dans le vallon des buis, qui pourrait s’appeler celui des Bermudes. Impossible de voir ce qui s’y passe. Nous entendons les chiens le remonter. Ludo voit une chèvre arriver sur lui et reculer aussitôt. Impossible de la juger qu’il me dit. Je vois que sa serviette est très salle ! Tous les chiens sont en paquet et crient toujours autant. Je laisse faire. Elle se fait lapiner pendant 15 minutes, puis repasse devant Ludo, qui ne peut encore la juger. Vu l’excitation des chiens et le fait qu’elle n’est pas débuché je pense que nous n’avons pas changé.
Nous entendons les chiens crier jusqu’à la cassure, puis le défaut fatidique.
Je mets pied à terre. Je reprends les chiens et foule tout les buis. Rien. Virginie, Jean Philippe, Geoffroy m’accompagnent.
Je ferme tout le vallon pas de voie de sortie. Au bout d’une heure il me faut me rendre à l’évidence. Elle a gagné.
La rentrée au chenil est sonnée. Ah qu’elles sont malines ces grosses chèvres que nous avons souvent chassées.
Merci quand même à nos chiens de nous avoir fait vibrer par leur concert.
Une bonne coupe de champagne nous réconforte. Et n’oubliez pas qu’il faut venir nous voir quand Edouard a tué le cochon. Son boudin est exceptionnel .

vendredi 13 février 2009

Chasse du 11 février 2009 sur invitation de M.Brice Herbeau








Nous sommes ravis de nous retrouver chez nos amis Véronique et Brice dans leur domaine de Barbebelle.
34 chiens ; fort mistral.
Je m’interroge sur la voie que nous allons trouver. Le temps est à assez identique à celui de dimanche dernier. De plus la belle densité d’animaux va pas faciliter le travail de nos chiens. Brice suggère que nous commencions à fouler vers le bois de Rogne. Les chiens bien en ordre suivent nos chevaux. Vers Carcassone nous coupons la voie d’un animal sur pied. Utile empaume cette voie suivi par tous les chiens. Le lancé est sonné.
Je vois sauter en retour un petit brocard. Tous les chiens sont bien ameutés. Ils le maintiennent bien pendant une trentaine de minutes. Premier défaut bien relevé vers le tombeau. La chasse file vers la grande vigne. Léger balancé, une vue est sonnée en retour. J’y porte les chiens. Il est annoncé un grand brocard. Les chiens n’en veulent pas. Cela fait plaisir. Je reviens au défaut. Ils retrouvent une voie qui fait tout le layon. Est-ce bon? Je les laisse faire. La voie avec le mistral qui force n’est pas des meilleures. Elle est décalée à chaque partie exposée au vent. Arrivé prés de la vigne nous voyons avec Geoffroy 2 animaux. Impossible des les juger. Geoffroy prend la tête, pendant que je rameute la queue qui est gênée par ce sacré vent. J’entends la tête faire deux chasses. Une revient vers moi. C’est une chèvre. Il me faut arrêter. Pas facile d’être aux chiens. J’entends sonné une vue. Que voyez vous ? Un animal avec des chiens derrière. Je reconnais les récries des chiens qui sont derrière la chèvre. J’arrive à les reprendre. Un joli brocard en profite de nous sauter devant, puis plus loin une chèvre. Sagement mes beaux il va falloir retrouver Geoffroy avec le reste des chiens. Pas longtemps il revient avec eux. Ne me voyant plus et les trouvant en défaut il me ramène. Que faire chaque cavalier m’annonce avoir vu un chevreuil.
Je décide après concertation avec Brice, d’aller fouler en un lieu du territoire où les animaux n’ont pas été tous mis sur pied. Le mistral force de plus en plus.
Passé les étangs gorgés d’eau comme jamais vu, je commence à fouler ce bois de Rognes. Cette partie a été coupée l’an passé. Toutes les têtes des pins ont été laissées. Il est très difficile aux chiens et aux chevaux de se déplacer. Je me dis il doit en être de même pour les chevreuils.
Un animal bondit sous mon cheval. Les chiens se récrient à merveille. Il tourne et retourne dans cet imbroglio de branches. La chasse revient droit sur moi au bout d’une vingtaine de minutes. Enfin une vue. C’est un petit brocard de l’année ; je trouve qu’il est à la peine dans cette végétation. J’appuie fermement les chiens qui sont bien ameutés. Cela va redonner de l’énergie aux boutons.
L’animal passe devant Charles. Sa position l’empêche de débucher vers les étangs. J’arrive à Charles. Qu’as-tu vu ? Je n’ai pu le juger, mais Mickey le sonne plus loin et appelle les chiens. J’arrive à Mickey. Qu’as-tu vu ? Un animal qui me vient dessus et fait un grand bond dans ce fourré. Brocard? Je n’ai pas bien vu…
Et m….. Les chiens reculent sans conviction. Je râle, tire les chiens pour faire mes arrières. Rien. Je me retourne vers Charles qui me semble inquiet de ma colère. Les chiens sont biens arrivés à ta vue ? Oui. Le brocard aurait il pu avoir le temps de faire la boucle pour débucher devant mickey ? Oui.
Et m…. Mickey est il dans le vrai. Je reviens à sa vue. Les chiens se récrient. Solitude entre dans le fourré. Tayaut il était resté là. Il saute au milieu des chiens qui le ratent. Il repart dans le bois. J’entends Jean Philippe qui appuie les chiens. Le brocard lui arrive dessus pour reculer dans un pin tombé. Les chiens sautent pour voir leur animal ; Ils savent qu’ils vont le prendre. Ils reculent de vingt mètres. Ils s’arrêtent pour revenir vers Jean Philippe. Ils sont excités et désemparés de ne trouver la sortie. Il y a de l’odeur diffuse poussée par le mistral.
Je demande à Jean Philippe qui est à pied depuis deux chasses, (je lui laisse le soin de vous raconter pourquoi) de fouler sous le pin. A peine met il un pied que Usager saute dedans pour coiffer le brocard.
Les honneurs sont faits à Constance.
Nous achevons cette belle journée par une bonne coupe de champagne et le partage des paniers.
Merci Véronique et Brice de nous avoir offert cette superbe journée.










mercredi 4 février 2009

Chasse du 1er février 2009




Temps couvert, vent d’est, 34 chiens

Nous avons le plaisir d’accueillir les parents de Cedric et la maman de Charles.
Le rapport est donné à 11h45 avec les trompes qui sonnent pour Mickey un joyeux anniversaire.
Je décide de fouler vers Pontoise puis dans l’agrandissement. Pas de récrie jusqu’à l’agrandissement où les chiens remontent une voie jusqu’au fond du vallon du bul. Les récries s’amplifient ; C’est le lancé.
Jean Sébastien sonne la vue au saut de l’allée sur l’animal que je vois de loin. Un gros animal. La chasse passe le vallon suivant y tourne et retourne pour prendre la direction de la coupe. La chèvre y débuche suivie de très prés par les chiens très criant et bien ameutés. Jean Philippe la voit venir sur lui. Elle n’hésite pas à passer sous l’encolure de son cheval.
Elle sort de l’agrandissement pour percer vers les longues terres. Saute la grande allée. Les chiens vont à une vitesse impressionnante ne lui laissant pas le temps de souffler. Elle se fait battre dans les enceintes de l’allée du chevreuil et de Malakoff, refuse les vallons, pour revenir sur la grande allée où Ludo la sonne. Elle prend la direction du haut de Malakoff pour chercher le change sur le plateau. Le train imposé par les chiens l’empêche de le trouver. Elle doit se résoudre à revenir dans les vallons pour traverser l’allée de Malkoff par la partie basse. Elle se dirige vers le portail où elle refuse le chemin d’arrivée pour reculer dans sa voie. Les chiens coupent la double. La vitesse n’a pas baissé. Elle revient dans la coupe de Malakoff marquant bien la chasse. Elle remonte tout le long du vallon de la bécasse pour retraverser la grande allée par le fond du vallon. Elle est sonnée par Jean Sébastien e t Stéphanie. Elle rentre dans l’enceinte de la cavalerie. Tous les cavaliers plus les suiveurs sont là. L’enceinte est fort bien surveillée. Bravo à tous. Elle tente de mettre les chiens en défaut en y faisant double sur double. La musique est magnifique. Elle finit par en sortir devant Jean à l’allée du chevreuil puis repasse exactement au même endroit que précédemment au fond du vallon. Geoffroy la sonne. Jean et Geoffroy me l’annoncent raide comme ils n’ont jamais vu un chevreuil.
Je vois Geoffroy qui s’engage derrière elle en mettant les chiens à la voie. Le sachant devant et voyant Jean descendre l’allée de Malakoff je prends le temps de rameuter les chiens de queue.
Je ressors du fond du vallon avec ces chiens qui se récrient sur la voie que je pense droite .Arrivé sur l’allée de la Malakoff je retrouve le plus gros paquet des chiens en défaut, alors qu’il m’a semblé que certains chiens avaient continué au fond du vallon. Le vent d’est rend les sons sourds dans cette partie.
Au fond du vallon certains chiens reviennent sur ma gauche. Ludo et Jean Philippe me disent ne rien avoir entendu de ce coté du vallon. Je prends l’option de sortir par la droite où il m’a semblé entendre des récris. Me retrouvant sur le plateau je perçois des récris vers le vallon des buis. J’y retrouve un gros paquet de chiens. Tilbury en sort le premier suivi d’Usager. Je sonne pour rameuter tous les chiens. Je les porte à voie. A la grande allée Geoffroy voit sauter un renard. Les deux chiens semblent arriver par la même voie. Je m’interroge. La chèvre ne serait elle pas passée avant ? Le reste de la meute continue par contre de percer tout droit vers Malakoff. Défaut sur l’allée. Je reprends les chiens pour envelopper l’enceinte au cas où l’animal aurait percé pour revenir à son attaque. Tilbury et Usager sont revenus. Au bord de la cavalerie les chiens se récrient. C’est le relancé ? Au saut de la grand allée on m’annonce deux animaux une chèvre et son jeune. Jean Philippe et Geoffroy vont arrêter cette chasse assez facilement. Merci.
Jean vient me dire ce n’est pas possible elle était tellement fatiguée qu’elle a dû rester dans l’enceinte prés des vallons. Pourquoi pas ? Je la foule et n’y trouve qu’une jolie bécasse qui part au milieu des chiens pour se reposer juste une peu plus loin.
Je tire les chiens dans le vallon pour prendre sur ma gauche. Je sais que cet endroit est le nid des chevreuils. Un puis deux puis tous les chiens s’y mettent. C’est le relancé ou le lancé. Deux animaux et 1 animal me sont annoncés par Ludo, Jean Pierre, Mickey comme tout frais. Etes vous sûrs ? Nous sommes en défaut depuis plus d’une heure. Oui, oui. Bon on va tenter de voir un peu plus loin avant d’arrêter.
A ce moment là Pascal vient nous annoncer que travaillant à sa construction il a vu une grosse chèvre noire, ayant beaucoup de chasse et poussée par un chien. Je pense tout de suite à Sultan que je n’ai plus vu depuis le défaut. Jean Philippe m’avait dit tout à l’heure que Sultan était resté dans la coupe de Malakoff, alors que nous partions pour le vallon des buis.
Je le retrouve chassant dans l’agrandissement. J’y porte les chiens. Ils remontent la voie jusque dans la coupe pour y tomber définitivement en défaut.
Dommage vu le train que les chiens ont imposé pendant 45 minutes.
Ah si nous avions eu le renseignement tout de suite!

jeudi 29 janvier 2009

Chasse du 24 janvier 2009

Enfin la neige a bien voulu fondre, nous pouvons remonter à cheval. Temps couvert avec une pluie fine. 31 chiens.
Nous avons le plaisir d’accueillir Charlotte qui est ravie de pouvoir revenir au Rallye Crespin. Ses brillantes études l’avaient tenu éloignée.
Grand moment aussi pour le Rallye Crespin : L’anniversaire de Constance qui pour la circonstance a vue venir beaucoup de copains.
Le rapport donné je décide d’aller fouler en direction du vallon des buis en passant par les enceintes du haut de l’allée de Malakoff.
Trompette, Obligeance et Ultimo se récrient sur l’allée des mouflons, pour ensuite descendre dans le vallon des buis. La voie se réchauffe. Sophie veneuse de vautrait de la Bourgogne arrivait depuis peu dans notre région, bouton du Vautrait de la vallée du Verdon m’interroge du regard. Non ce n’est pas encore lancé, mais je pense que cela ne va pas tarder. Maintenant plusieurs voies se font entendre. Les 31 chiens chantent. C’est le lancé. Pas plutôt dit qu’une très grosse chèvre bondit dans l’allée devant nous. Bien que la voie semble bonne, je me dis la partie va être rude. Une telle chèvre doit avoir du métier.
Elle file directement dans les vallons. Elle y fait tours et retours. Elle cherche le change. Rien à faire elle ne le trouve pas. Elle sort des vallons pour se faire battre dans les enceintes attenantes aux allées de Malakoff et du chevreuil. Même scénario. Toujours pas de copains à mettre sur pied. Elle est sonnée au saut de la grande allée. Retraverse l’allée de Malakoff par sa partie haute. Revient sur le plateau. Cherche de nouveau le change dans chacune des enceintes qu’elle traverse. A les copains ne sont pas sympas, ils ne bougent pas. Elle revient à son attaque dans le vallon des buis. Là elle sait qu’elle va trouver un copain. Malgré ses efforts elle fait buisson creux. Les chiens sont très criants lui imposent un train très rapide.
Elle décide alors d’accélérer. Elle repart vers les vallons en ligne droite, les traverse d’un seul trait, passe les enceintes les unes après le autre, puis l’allée du cerf par le bas remonte derrière les écuries, saute la grande allée pour pénétrer dans l’agrandissement.
Un peu lâché par le train imposé surtout pour traverser les deux vallons, j’arrive aux longues terres pour voir au loin un cheval sans cavalier. Ah une chute ? Je reconnais Gavroche qui libre de toute occupante ( et oui notre Charlotte s’est offert une belle glissade dans la boue) se précipite vers Ludo du moins vers sa jument. Bon réflexe de Ludo qui met vite pied à terre pour tenir d’une main sa jument et de l’autre l’étalon démunit depuis de nombreuses années de ses attributs reproductifs. En clair castré. Mais le sachant très chaud (Le cheval, je ne me permettrai d’étaler dans notre blog la virilité de Ludo) je me précipite pour prendre Gavroche par les rennes avant qu’il ne monte dans sa fougue jument et cavalier. Ouf le cheval repris, la virginité de la jument et du garçon épargnée, je ramène Gavroche à Charlotte qui n’a de cesse de clamer : Je ne suis pas tombée, le cheval a glissé. Peut être, mais le champagne coulera le week- end prochain.
Reprenons notre chasse. Jean Pierre posté tout prés de l’événement m’annonce qu’ils voient notre chèvre avec de la chasse sauter la grande allée. J’entends Jean Philippe sonner le changement de forêt, qui annonce l’entrée dans l’agrandissement.
Les chiens font une superbe musique.
La chasse monte, redescend, passe d’un vallon à l’autre pour y revenir aussitôt. J’entrevois notre animal qui se fait lapiner dans ces enceintes excessivement fourrées. Vers le parc de Didier une deuxième chasse se forme, vite abandonnée par les chiens à part Rétine et Sologne qui ne maintiennent pas une chèvre que nous voyons sortir pour se diriger vers Pontoise.
Ne pouvant se défaire des chiens notre chèvre entre dans la coupe, pour se diriger droit sur Françoise et Nicole accompagnées des 3 labradors et de la setter. Devant les cris des maîtresses les 4 chiens la font retourner. Elle remonte la coupe. Elle croise la meute qui arrive pleine gueule.
Ils ne la voient pas tellement occupés à ne pas perdre le sentiment de leur animal. Ah si ils étaient bien en curée. Geoffroy au sommet la voit s’aplatir tout essoufflée. Les chiens arrivent. Il pense qu’ils vont la prendre. Et non elle arrive à leur glisser entre les pattes. Elle ressort de l’agrandissement. Les chiens la sentent sur ses fins. Ils chargent. A chaque allée elle est sonnée sans avance. Elle traverse toutes les enceintes de Pontoise. Elle arrive à reprendre un peu d’avance. Geoffroy la voit faire une double devant lui. Il appuie les chiens.
Léger balancé. Edouard voit sauter dans l’allée de Pontoise un petit animal avec 8 chiens. Jean Philippe les arrête facilement.
Je rallie rapidement à Geoffroy avec les autres chiens qui sont perturbés par ce change. Tilbury, obligeance reprennent une voie qui longe le Castellet pour revenir à l’agrandissement à l’endroit même où nous avions vu 20 minutes avant sortir la chèvre de change avec Rétine et Sologne. Font ils le contre ? Impossible de voir un vol ce l’est. Les chevaux y ont fait trop d’aller retour. Je pense que notre chèvre est restée vers la vue de Geoffroy, et que les chiens ont pris la voie du change de tout à l’heure.
Mon cheval ayant déféré je demande à Jean Philipe de reprendre tous les chiens et vous laisse à son compte rendu.
Après avoir proposé mon cheval à François, il préfère me laisser prendre les chiens et regarder son élève se débrouiller un peu seul, quelle honneur pour moi, mais quel défi ! Et puis au fond de moi je pensais bien qu’un autre cavalier lui laissera son cheval et qu’il sera vite de retour à mes côtés.
Je reprends donc les chiens accompagné de Geoffroy pour retourner à sa dernière vue près de la construction de Pascal. A peine arrivé sur les lieux, tout le paquet de chiens rapproche joyeusement une voie se dirigeant vers le portail, serait-elle reparti dans les vallons où elle n’a pas pu trouvée le change la première fois ? Malheureusement ma joie est de courte durée, les chiens sont en balancé au bout du champ derrière la Palière. Je reprends les chiens pour faire un peu les retours, foule le moindre bosquet entre ce champ et la construction, rien ! Je décide alors de faire les devants. Obligeance et Utile remonte une voie jusqu'à l’allée du portail qu’ils traversent, Ultimo se joint à eux. Ces trois chiens nous emmènent jusqu'à l’allée du chevreuil puis reviennent à mon cheval rejoignant le reste le la meute. Me voilà bien dans l’embarra. Ou a-t-elle bien pu glisser ? Je foule jusqu’au premier vallon, sans succès ! Je me concerte avec Geoffroy qui lui seul a persévéré (les boutons contrairement aux chiens n’ont qu’un seul maître aujourd’hui). Je refais alors doucement machine arrière, Geoffroy et moi scrutons méticuleusement le sol en espérant voir un vol-ce-l’est. Nous reculons donc jusqu’au point de départ sans succès. Nous retrouvons François (toujours à pied !) qui lui aussi était à la recherche d’un vol-ce-l’est dans les enceintes du bassin de Pontoise. Ensuite un cavalier nous rejoint qui lui aussi avait déferré mais qui par contre avait changé de monture ! (Il faudra revoir Ludo le code de déontologie de la vénerie). Bref, François me conseil de fouler minutieusement toutes les enceintes de Pontoise, aussitôt dit aussitôt fait. Toujours rien, pas le moindre morceau de voie. La nuit approche et nous décidons de retraiter, très déçu après un très beau travail des chiens pendant environ 1h30. Sur le retour nous croisons les deux rescapés à pied, Constance et Lucas, nous expliquant que lorsque nous arrêtons les chiens sur le chevrillard à Ste Tulle, en même temps une chèvre remontait de la coupe pour sauter cette même allée chassée par trois chiens. Serait-elle notre chèvre, ou peut-être cette voie qui remonte du castellet jusqu'à l’agrandissement, ou bien retourne-elle dans ces vallons d’attaque ? Malheureusement nous ne le saurons jamais.
Merci François de m’avoir fait confiance, mais tu vois, tu en as encore bien des choses à m’apprendre et à me faire comprendre…

Chasse du 18 janvier 2009




La neige de la semaine précédente n’a toujours pas fondu. Il n’est pas possible de se mettre à cheval. Trop de verglas.
Je décide de sortir de nouveau les chiens à pied. Les jeunes sont de la partie.
La journée n’a pas ressemblé à la semaine dernière. Il est étonnant de voir les chiens très criant mais n’avançant pas.
Dés le lancé plusieurs chevreuils sont vus. Ils devaient être tous debout. Impossible de faire rameuter les chiens sur une chasse.
Au bout de deux heures je décide de sonner la rentrée au chenil.
Le bonheur de cette journée a été d’être tous à pied.
Les joues rougies nous partageons un casse croûte bien sympathique

dimanche 11 janvier 2009

Chasse du 10 janvier 2009, une journée pas comme les autres...

Nos ravissantes "drôles de dames"!
Quel plaisir d'avoir parmi nous Pierre-Jean et Caro (tout juste trentenaire mais qui marche encore bien!)

" on peut savoir où tu nous emmènes comme ça?"
Ils sont pas beaux tous les deux!

Première curée dans la neige varoise.
Voilà qui resume bien la journée: de bonnes couleurs, un grand sourire et une grosse fatigue!
La journée de neige exceptionnelle qui a paralysée notre la région, a laissé un manteau neigeux de plus de vingt centimètres sur tout notre territoire.
Il n’est pas question de monter à cheval. Les chiens vont-ils rester au chenil? Ce n’est pas connaître l’enthousiasme de nos petits jeunes. Allez Papé on chasse à pied. Ca te rappellera tes débuts où tu courrais derrière le lièvre. Il n’a pas fallu trop me pousser. Nos chiens nous ont montré depuis le début de la saison une grande sagesse sur les sangliers, daims, cerfs, biches et même sur les mouflons de Cadarache. Je me dis alors que même si nous sommes à pied, nous pouvons leur faire confiance.
Nous nous retrouvons à 11 heures. Quelle beauté ! Le contraste du roux de notre forêt de chêne avec l’impression d’immensité de blanc nous fait nous retrouver tel des enfants.
Après un petit encas arrosé d’un blanc du val de Loire, le rapport est donné.
Les 35 chiens plus Domino sortis de la remorque sont tous gais de courir dans la neige.
Je décide d’aller fouler vers Pontoise. En arrivant prés du château d’eau j’entends Sologne et Tilbury donner de la voix. O coutes mes beaux. Tous les chiens rallient pour s’enfoncer vers le bas de l’allée de Sainte Tulle. Je trouve qu’ils sont peu criants, la voie me semble mauvaise. Malgré tout cela va très vite, du moins trop vite pour mes jambes. Courir dans la neige est dur.
Les chiens s’étirent. Certains reviennent vers moi. La tête remonte dans la coupe de la palière où se trouve Jean Philippe. Elle revient vers moi pour tomber en défaut prés de moi. Quelle chance, je peux rameuter. Je trouve que les jeunes s’essoufflent. Je parle de mes jeunes veneurs.
Je reprends les chiens qui remontent maintenant cette voie avec beaucoup de difficultés. Dernier récrie dans l’allée où je retrouve ma Caroline, avec Pierre Jean et leur Baba. Elle est tout heureuse de me dire que des chiens viennent de passer et qu’ils ont vu la trace de l’animal dans la neige.
Je vois aussi arriver avec plaisir Cyril et Charlotte.
Grand silence. Cet animal qui ne fait que des retours n’a jamais été vu et met les chiens en difficultés en permanence. Je décide de rameuter tous les chiens et d’aller fouler vers l’agrandissement. En me dirigeant vers l’agrandissement j’entends deux enceintes plus loin un chien revenir vers nous criant par à coup. Les chiens repartent plein galop vers lui. Depuis un moment je remarque que certains chiens saignent des pattes. Cette chasse entre dans l’enceinte du Castellet pour se scinder en deux. Il y aurait il deux animaux ? Je suis la tête qui revient vers le château d’eau, puis la coupe de Malakoff. Nouveau défaut la voie est vraiment difficile.
Geoffroy revient vers nous essouffler. Il a suivi la deuxième chasse d’une dizaine de chiens. Ils ont remonté tout le long du Castellet pour s’engager sur le chemin communal qui conduit vers le parc animalier. Et ils y sont tombés en défaut. Il n’y pas vu de vol ce l’est.
Cela fait deux heures et demie que nous bafouillons. Je demande à Jean Philippe d’y retourner afin de voir si il trouve un vol ce l’est. La neige n’est il pas le livre des ânes ?
Il me sonne le vol ce l’est. J’y porte tous les chiens. Arrivé sur le chemin je comprends que Geoffroy ne l’ait pas vu. Plusieurs voitures ont roulé sur ce chemin à le rendre boueux.
A peine arrivé les chiens empaument la voies pleines gueules. Ah le mystère de la voie. Quinze minutes plus tôt les chiens y sont tombés en défaut.
Ils retrouvent leur animal dans l’enceinte du parc animalier. Les récries sont superbes. Ils chargent comme des fous. La chèvre que je viens d’entrevoir tourne et retourne dans cette grosse enceinte pendant vingt minutes. Elle a du mal à se défaire des chiens. Elle revient vers moi. Deux chiens la remontent et la coiffent. Ils la relâchent quand le gros de la meute arrive.
Elle rentre dans l’enceinte pour y être portée bas par les 35 chiens, et Domino !
La curée est sonnée au rendez vous. Les honneurs sont faits à Juliette et Jean.
En retraçant cette journée me dis que même par mauvaise voie il faut toujours y croire. Pourquoi pendant deux heures et demie, les chiens avaient tellement de mal à maintenir leur animal, puis d’un coup tout se transforme.

mercredi 7 janvier 2009

Chasse du 1er Janvier 2009



Le passage des grands vallons toujous tès dur pour les chevaux
Ah c'est beau l'amour!!!

Rendez-vous à 12 heures 35 chiens
Nous nous retrouvons à 12 heures pour nous souhaiter la bonne année.
Stéphanie et Mickey, Karol et Olivier, Constance et Cécile, Marie-Julie et Charles avec deux copains, Geoffroy, Jean Philippe. Il fallait parler tout bas aux oreilles de la jeunesse afin de ne pas réveiller les piverts dans leur crâne. TAHATA TAHATA TATATATA. Oulà ça fait mal !!
Nous avons le plaisir d’accueillir Monsieur Landert
Le rapport chuchoté, je décide d’aller fouler vers l’agrandissement. Le long du parc de Didier un, deux trois chiens se récrient, puis toute la meute c’est le lancé. Arrivant en haut prés de la ruine, je vois une chèvre reculer. Elle a mis tout de suite les chiens en défaut par son retour, sauf Soudan qui est bien sur la voie. Je sonne, les 34 chiens reculent. Je suis admiratif de les voir rallier si vite et s’étaler sur tout le flanc du vallon.
La chèvre sort immédiatement pour se faire battre dans les enceintes de Pontoise. Je me porte à la tête. Un cheval sans cavalier arrive plein galop derrière moi. Je le récupère et le ramène vers Charles qui a mis pied à terre. Marie-Julie a été désarçonnée par sa monture qui lui a pris la main. Charles la conduit à l’hôpital où il est diagnostiqué une fracture d’une vertèbre. Nous pensons bien à elle.
Je récupère la chasse vers le bassin. Elle revient vers l’agrandissement pour retourner vers les écuries. Elle se dirige vers l’allée de Malakoff refuse les vallons pour sauter la grande allée de Rousset devant Isabelle et Monsieur Landert Elle a fait tout ce parcours en tournant et retournant dans chaque enceinte. Elle cherchait manifestement le change. Dans l’enceinte de l’allée du chevreuil j’ai vu deux animaux sauter juste devant mon cheval. Trois chiens empaument leur voie. Mais m’entendant sonné plus loin ils décrochent pour rallier le reste de la meute très criant. Isabelle et monsieur Landert me confirment que les chiens sont toujours sur leur animal qui passe l’allée bien au travail.
La chasse passe maintenant le vallon de la bécasse par sa partie la plus haute. Toujours le même scénario sur le plateau. Elle veut trouver un change. Ultimo et Sologne reviennent à mon cheval alors que les autres chiens chassent toujours pleine gueule. Ont-ils changé ? Aucune vue pour nous donner l’information. Les chiens traversent la grande allée. Pas de cavalier pour donner une vue. J’arrive dans la coupe de la falaise pour buter sur une chèvre qui recule. Comment la juger elle vient de taper dans mon cheval. Je laisse faire les chiens qui sont toujours aussi criants. Dans l’enceinte qui borde la grande allée deux chasses se forment. J’arrive à temps sur l’allée pour voir sauter un petit animal. J’arrête les quelques chiens qui se sont partis sur ce change. Ils rallient rapidement l’autre chasse qui par chance faisait encore un retour. Mickey sonne une vue. L’animal est bien voûté me dit-il.
Un peu plus loin jean Philippe a mis pied à terre. Trop mal à la racine des cheveux ? Non son cheval boîte ! Bon il va le changer au camion.
Je retraverse les vallons. La vue est donnée par Isabelle et monsieur Landert
Les chiens tournent et retournent dans l’enceinte suivante, reculent dans la coupe de Malakoff, se dirigent vers le portail. Reculent de nouveau. Ils sont criant en diable, chargeant comme jamais. Ils sautent les longues terres à hauteur de la grande allée. Enfin une vue de Louis et Mickey. Nous avons changé. Où ? Les chiens sont déchaînés. Je laisse pour en avoir la certitude à la vue suivante. Cette vue n’arrive pas. La chasse entre dans l’agrandissement, pour en ressortir par la coupe. Mickey voit de nouveau l’animal qui est manifestement de change. Vais-je arrêter les chiens. Ils en veulent tellement. Où c’est réalisé le change ? Puis ne me suis-je pas promis la semaine dernière de ne plus intervenir tant qu’ils chassent pleine gueule.
La chasse après avoir tournée dans Pontoise, elle se dirige vers Malakoff, passe les deux vallons, puis perce vers le vallons des buis. La meute s’est scindée en deux, une tête de 15 chiens et une de 20 qui est en retard de deux cents mètres environ. En haut du vallons des buis ils se rameutent tous lors d’un défaut. La chèvre à reculer sur sa double. Les chiens reprennent la voie pour passer sous la falaise. Il nous faut faire un grand détour pour récupérer la tête au-delà de la Palière. Les chevaux ont du mal à tenir la cadence. La nuit nous gagne.
19 chiens reviennent au cheval. Je les fait rentrer au camion en passant devant le rendez vous. Avec jean Philippe nous repartons rattraper la tête que Geoffroy a suivi. Nous n’avons plus de vue depuis un bon moment. Comment est notre chèvre ? Marque t elle la chasse ? Est elle sur ses fins ? Il fait nuit les chiens entrent dans l’agrandissement. Ils crient beaucoup, mais n’avancent plus. Dans un balancé sous le bull, je les rappelle. Ils reviennent tous sauf Sologne et Tilbury qui forcent Jean Philippe et Geoffroy. Nous retraitons en sonnant. Ils ne tardent pas à revenir.
Les chevaux sont exténués mais moins que les hommes qui marquent fortement le réveillon.
Tout le monde était admiratif du train si rapide des chiens pendant 5 heures. Oui bien sur mais je suis mécontent de ce change qui n’a pas été marqué ou surtout que nous n’avons pas su gérer.
Le lendemain matin Ludovic qui nous suivait avec sa pétrolette, me dit que quand les chiens ont été repris il a vu dans le phare la chèvre traverser les longues terres, marchand toute bossue, mais marchand toujours.

mardi 30 décembre 2008

Chasse du 27 décembre 2008








Beau temps frais légèrement nuageux. 35 chiens
Nous avons le plaisir de voir revenir Juliette et Philomène qui n’ont pas été refroidies de leur première chasse sous un déluge.
Le rapport donné à 11 heures, je décide d’aller fouler vers la coupe de Malakoff.
Au passage de l’allée du cerf le regard de Juliette est attiré par des animaux qui écoutent les chiens. Et oui des daims que les chiens croisent tout prêt sans s’y intéresser. Quel plaisir de les voir si sages. Mais c’est une des conditions sine qua non pour pouvoir prendre du plaisir dans notre territoire.
L’allée suivante les premiers récris. Jean-Philippe sonne la vue. Un animal se dérobe poussé par Sultan. Une deuxième chasse s’est formée sous la falaise. J’appuie le paquet qui est revenu à la vue. Rapidement tous les chiens rallient pour traverser les deux vallons. Une deuxième chasse se fait dans ces vallons. J’appuie toujours la tête. Cette chèvre ne fait que des retours qui mettent les chiens un peu en difficulté. Elle retraverse les deux vallons pour remonter vers la grande allée. Elle saute devant Olivier pour entrer dans les enceintes de Malakoff très bien gardées par tous les boutons. Elle y tourne et retourne. Je pense que de jouer à faire ses doubles au nez des chiens elle va finir par se faire coiffer. Et bien non dans cette végétation très dense les chiens doivent dérouler la voie. Ils ne l’ont pas à vue.
Malgré tout commençant à être bousculée, elle repart dans les vallons pour les traverser.
Je sais Jean Philippe sur le plateau des falaises. Je laisse donc filer la chasse pour économiser mon jeune cheval. Arrivé sur le plateau je vois dans la coupe des falaises notre chèvre reculer à nouveau vers les chiens. Ce coup ci elle a chaud. Elle se rencontre avec Utile qui lui souffle au poil. Je me demande comment le paquet qui arrive pleine gueule ne la voit pas.
Voyant Jean Philippe venir vers moi je lui fais signe. Il ne la voit pas normal elle recule de nouveau pour replonger dans les vallons qui sont traversés a grande vitesse.
Arrivé à l’allée de Malkoff avec Jean Philippe silence. Je savais Jean Pierre en retour. Il n’est plus là !
Je dis à Jean Philippe de se diriger vers Pontoise, alors que je recule au cas ou la chasse aurait filé sous la falaise.
Rien. Je repars vers Pontoise pour entendre les chiens à l’entrée de l’agrandissement. Mickey tente vainement d’arrêter les chiens. Qu’as-tu vu ? Ils ont changé sur un brocard, la chèvre a fait une double sur l’allée pour entrer dans l’enceinte où les chiens ressortent avec le brocard.
J’arrive au fond du vallon du bull pour les reprendre lors d’un balancé. Je reviens à la vue de Mickey. Es tu sur ? Oui il est gros et le poil claire. Es-tu bien sûr ? Et oui j’ai même dû voir les bois en velours. Hum ! Je foule l’enceinte en question. Rien , pas un bout de voie pas un vol ce l’est sortant si ce n’est celui du brocard-chèvre. Doutant de l’information je retourne au balancé. Les chiens retrouvent la voie qui revient sur la double vers la ruine. C’est le relancé sur le flanc opposé. Jean Philippe suit les chiens pour voir une chèvre ayant de la chasse faire une double dans la coupe. Tous les chiens rameutent pour revenir vers le parc de Didier. Dans cette enceinte impénétrable ils crient comme des diables. Elle a fini par trouver un change. Impossible de dire qui est dans le vrai les animaux se croisent et recroisent. Cela dure 20 minutes.
Une chèvre que Jean Pierre entrevoit, fini par sortir de l’enceinte pour aller vers Pontoise. Je vois passer Sultan et deux autres jeunes chiens. Jean Pierre les suit. Je reste à écouter le gros des chiens. Olivier m’appelle la deuxième chèvre vient de passer à coté de lui pour se diriger elle aussi vers Pontoise. Je la juge comme un change vu son allure bien droite dans l’allée.
Je reprends les chiens en pensant que Jean Pierre est sur la bonne chasse. Malheureusement il nous rejoint pour m’expliquer que les trois chiens sont tombés en défaut à la Palière, et qu’ils chassaient sans enthousiasme.
Je me maudits d’avoir arrêté et de ne pas attendre l’allée suivante pour bien la juger. Olivier a crié pour m’appeler juste à coté d’elle et en plus dans l’allée un 4X4 était arrêté un peu plus loin qu’elle a certainement vu. Bon je remets les chiens à la voie qu’ils reprennent gaiement. Ils sont gentils de ne pas me mordre dans ces moments là. Et pourtant je me le redis toujours : fais leur confiance.
La chasse prend la direction de la Palière pour se retrouver au même endroit où les trois chiens sont tombés en défaut. Un lot de 4 chiens retrouve une voie qui va derrière les écuries, et le reste retrouve une voie qui se dirige vers l’enceinte d’attaque. J’opte pour cette chasse, laissant le soin à Geoffroy à essayer de juger l’animal qui est poussé par les 4 chiens.
A l’allée de Malakoff Jean Pierre sonne la vue. Il me dit voir une chèvre arriver sur l’allée, la bouche légèrement ouverte ne donnant pas l’impression d’avoir beaucoup de chasse. Elle pénètre dans la coupe. Je laisse faire les chiens. Ils rentrent dans la coupe pour casser. Ils ont l’air dépité! Jean Philippe m’annonce que dans la coupe se tient une harde de 6 cerfs coiffés dont un splendide 14 cors qui n’a pas hésité à charger Obligeance qui pour tant ne s’intéressait pas du tout à eux.
Je reprends tous les chiens pour faire le tour de la coupe afin de trouver la sortie. Rien.
Je pénètre alors dedans. La harde était toujours là. Ils se déplacent pas du tout affolés par les chiens qui les ignorent. Rien. je referme encore une fois en agrandissant ma quête. Rien.
Les chiens commencent à montrer des signes de fatigue.
Geoffroy nous rejoint. Les 4 chiens ont rallié avec lui.
Je sonne la rosalie pas fier de moi… C’est juré en 2009 je n’arrêterai plus les chiens. Ils auront toute notre confiance.
Heureusement que le coteau d’Aix et le Bandol viennent nous consoler de notre ignorance.

Pour la petite histoire le lendemain nous sommes allés avec Jean Philippe chasser la bécasse.
En foulant dans l’enceinte vers le parc animalier, nous sommes tombés sur un emplacement où un chevreuil a été pris environ 4 semaines avant. Cela correspond à notre journée de tempête de mistral où les chiens y ont longtemps tourné. Nous avions vu 2 chevreuils y pénétrer et un seul en ressortir. Sait-on jamais. Et si ils se sont servis eux même tant mieux. C’est un joli pied de nez qu’ils nous auront fait.

Chasse du 20 décembre 2008 en forêt domaniale de Cadarache



Merci à M Speth pour ces jolis clichés!
Nous sommes reçus dans la jolie forêt de Cadarache par l’ONF en la personne du responsable Alain Savari et toute l’équipe de Jean Pierre Dolza. Je les remercie vivement de leur accueil des plus sympathique dans le rendez vous de chasse vielle ruine superbement retapée. Cette jolie petite forêt très bien entretenue a été malheureusement amputée de 200 hectares par le projet ITER. Elle est bordée coté sud par l’imposante clôture du CEA de Cadarache, et coté ouest, nord ouest par la clôture provisoire du chantier ITER. Cette clôture protège les chiens de la route. Le coté est est bordé par la communale de Vinon sur Verdon où nous avons le droit de suite, et le coté sud –est est bordé par les communales de Ginaservis où le droit de suite est aussi toléré.
Cette forêt abrite une très grosse et très belle population de mouflons , ainsi qu’une population de cerf Sika.
Ne connaissant pas la réaction de nos chiens devant des mouflons j’ai pris 28 chiens dont quand même 3 jeunes Caporal, Cézanne et Colonel .
Le rapport est donné à 11 heures en présence de madame Suzanne Marrot, qui me rappelle toute ma jeunesse et de très grands moments d’amitiés avec Julien son mari et son fils André qui nous ont malheureusement quitté.
Nous avons aussi le plaisir d’accueillir M Speth, un bouton du rallye Vielsalm.
Il m’est conseillé de commencer à fouler vers le coté nord-ouest. Nous traversons la forêt, tous les chiens en ordre derrière mon cheval efficacement encadrés par les boutons sans cris et ni coups de fouet. Bravo.
Je commence à fouler le long du versant sud. Nous ne tardons pas à voir un troupeau de mouflons. Sagement mes beaux. Sur le chemin je vois un vol ce l’est tout frais d’un cerf qui se dérobe. Les chiens l’ignorent. Un autre troupeau de mouflons part devant le nez des chiens. Ah
c’est trop tentant pour Caporal et Brindille, qui sont vite repris à la voix.
Je ne trouve rien. Je remonte sur la crête. Tous les chiens rallient à la trompe devant nos hôtes qui admirent leur sagesse. Je bascule coté nord-ouest où il y est vu régulièrement des chevreuils.
Prés de la clôture d’ITER les chiens ont connaissance d’une voie. Le dégel rend délicat le rapprocher. Ils montent sur un petit mamelon recouvert de jeunes pousses de chênes verts.
Ils redescendent sur le flanc, traverse le chemin pour entrer dans une enceinte à la végétation très dense. Un récrie puis deux puis trois ? Est-ce le lancé ? J’entends seulement une dizaine de chiens crier. D’autres reviennent à mon cheval. Jean Philippe coupe le devant où il lui est annoncé un cerf sika. Les chiens sont repris facilement. J’avais déjà remarqué deux ans auparavant où les chiens avaient été mis au contact de cerf sika que la grosse serviette blanche de ce cervidé excite les chiens de chevreuil. Aussi bien au sentiment ils sont sages autant à la vue ils se laissent aller.
Bon tous les chiens sont avec moi je bascule vers la ligne électrique. Enceinte qui est aussi très dense.
Un deux trois récries de vieux chiens, puis la voie se réchauffe. Ca y est Jean Philippe sonne la vue sur deux animaux se dérobant. Je rameute, c’est le lancé. La voie qui était délicate au rapprocher semble maintenant bonne.
Tous les chiens bien ameutés crient à merveille. Ils descendent vers ITER. En ralliant la tête je repasse sur le mamelon de tout à l’heure. Un brocard en velours pas fini se lève devant mon cheval. Il a déjà une main au dessus des oreilles. Dommage qu’on n’ait pas pu l’attaquer.
Une des deux chèvres revient vers moi avec trois chiens. Je les reprends facilement pour les faire rallier à la chasse qui se dirige maintenant vers la communale de Vinon.
Ce que je craignais arrive. Notre grosse chèvre rentre dans la battue communale. Je rencontre des chasseurs postés. Je m’arrête pour m’excuser et demander leur accord de suivre les chiens. Aucun problème, ils me disent se régaler d’entendre une si belle musique. Tant mieux mais il ne faudrait pas trop s’attarder dans ce secteur. Notre chèvre a du lire dans mes pensées, elle retourne vers son attaque. Les chiens la poussent depuis 40 minutes. Elle remonte sur la crête après avoir tourner dans les enceintes du bas.
Au sommet j’entends Cyril crier de grands arrêtes ? Qu’as-tu vu ? Ils sont derrière un groupe de mouflons. Impossible ils n’ont pas bougés jusqu’à présent. Puis écoutes ils sont tous là pleine gueule. Forts de leur droit ils ont ignorés les arrêtes. Ils percent vers la grande combe qui longe le CEA. Après tours et retours ils remontent vers la petite route de saint Paul. Difficile d’être aux chiens, le terrain est assez accidenté, et il n’y a qu’un chemin de ceinture. Les chiens ne perdent pas un coup de voie. A tel point que je demande si ils sont toujours derrière leur chèvre. Ne font ils pas une bêtise?
Au loin je vois sur le bord de la route une voiture arrêtée. Un chasseur de la battue de Ginaservis y est posté. Les chiens toujours en paquet est très criant passe devant lui.
Je pousse mon cheval dans des endroits assez escarpé et rocheux pour arriver à coller la tête. Le sol est plus un lieu de prédilection des mouflons que d’un gentil trotteur. Mais grâce à son pied sûr il passe. Je n’entends plus les chiens. J’arrive enfin sur la petite route, pour voir revenir toute la meute toujours aussi criante. La chèvre a eu la bonne idée de faire tout le tour du mamelon, pour revenir traverser la route à 500 mètre de moi.
Elle remonte sur ma gauche pour pénétrer dans une partie très boisée et impénétrable à cheval.
J’arrive quand même à trouver un chemin. Arriver sur le plateau je retrouve tous les chiens en défaut. Difficile de leur faire travailler tellement le bois est impénétrable. De plus je trouve au fin fond de la commune de Ginaservis, et au milieu de leur battue. La sagesse me dicte de sonner la retraite. En revenant sur la route je vais aux renseignements du chasseur.
Bonjour Monsieur, qu’avez-vous vu devant les chiens. Oh hé bè il y avait un chevreuil femelle qui m’est passée à 20 mètres. Et bè je n’ai pas voulu la tirer tellement elle était fatiguée ! Ils l’ont attrapé vos chiens ? Et non ils la perdent sur le plateau. Puis il y a votre battue. Je ne veux pas vous déranger. Ah ça c’est gentil, vous avez de beaux chiens. Merci au revoir Monsieur et bonne fin de journée.
Cyril qui m’avait rejoint avec la voiture charge les chiens. Il nous faut retraiter sur prés de 10 kilomètres après s’être fait expliquer le chemin.
Merveilleuse journée dans un territoire de garrigue sans une maison à perte de vue.
Nous retrouvons le rendez-vous où nous attend une table des plus garnies par nos hôtes.
Mille mercis à Alain et Jean Pierre qui nous ont permis de passer un de ces moments mémorables d’amitiés.
Merci à nos chiens qui ont su montrer leur sagesse et passion de la chasse.

lundi 15 décembre 2008

Chasse du 14 décembre 2008



Merci à Patrice pour ces quelques photos bien compliquées à prendre sous cette pluie battante!
Tempête de vent d’est avec très grosse pluie.
35 chiens.
Nous avons le plaisir d’accueillir Juliette et Philomène pour leurs première chasse, et monsieur Masson.
Rapport à 11 heures
La sagesse aurait voulu laisser les chiens au chenil, du moins les plus vieux boutons.
Mais la jeunesse nous encourage. Il nous faut sortir les chevaux des vans au dernier moment tellement il pleut.
Le rapport donné je pars fouler vers Malakoff. Un beau lièvre part dans les pieds de mon cheval. Il était blotti en plein découvert au pied d’un chêne.
Je remonte la coupe de Malakoff. J’entends Sologne qui a lancé. Tous les chiens rameutent.
La compagnie est sonnée sur deux animaux. 400 mètres plus loin deux animaux reculent, un à ma droite et l’autre à ma gauche. La moitié des chiens partent sur celui de droite. J’entends l’autre moitié qui perçait pour sauter au portail, puis débucher derrière les chenils.
J’appuie cette tête. A l’allée suivante je vois les deux animaux sauter. Les deux animaux qui reculaient sont en plus !
Jean Philippe m’a entendu sonné. Il va arrêter l’autre chasse. Pour cela il lui faut passer les deux vallons et aller à l’extrémité du territoire tellement les chiens vont vite.
La chasse remonte dans Pontoise pour pénétrer dans l’agrandissement. Le vent est toujours aussi volent.
Il faut être attentif de rester sous le vent si on ne veut pas perdre la chasse.
J’ai l’impression que les animaux se sont déharder et que deux chasses se forment. J’essaie de faire rallier tous les chiens en sonnant, surtout que j’ai vu Jean Philippe revenir avec une quinzaine. Ouf ceux qui sont avec Jean Philippe m’entendent. La chasse repart vers les longues terres. Malheureusement une dizaine reste sur l’autre chasse. Je sais que Geoffroy et Jean Philippe sont avec la chasse, que Patrice sonne.
Je me sacrifie et va arrêter la dizaine de chiens.
Ca y est je les ai derrière mon cheval. Je me dirige vers les longues terres, les chiens ont connaissance de la voie. Au bout des longues terres je vois au loin un homme à pied venir vers moi en courrant me porter un renseignement. Il est tellement emmitouflé dans son imperméable, capuche, chapeau que je n’arrive pas à le reconnaître. Ah c’est Jean Pierre qui tente de m’expliquer entre deux bourrasques qu’il a vu passer l’animal, avec un premier paquet de chiens , puis un deuxième. Un moment plus tard deux animaux traversent les longues terres en se dérobant mais dans le sens inverses. Il me montre le sens qu’ils ont pris. Je pense que la chasse à alors reculer et qu’elle se dirige de nouveau vers l’agrandissement, surtout que je perçois par moment quelques récris quand le vent veut bien s’essouffler.
Je retrouve la chasse dans l’agrandissement qui tourne et retourne. Ludovic sonne une vue sur le bas. Je vois l’animal marquant la chasse entrer dans la coupe. Les chiens tous en paquet crient pleine gueule. Ultima légèrement décaler se récrie sur une voie qui ne peut être celle de mon animal. Sagement ma belle. Elle rallie au paquet. Entre les trombes d’eau balayer par les coups de vent je vois à une trentaine de mètre des chiens une tache blanche. Oh un chevreuil tout frais debout regardant le copain peinant pour se défaire des chiens. Je ne bouge pas et laisse filer la chasse vers l’allée du cerf, de peur de faire bouger ce chevreuil qui risque d’aller rejoindre son copain. Bien m’en a pris car dés que je pense que la chasse s’est assez éloignée, mon chevreuil me voit et part en direction de la chasse accompagné d’un deuxième animal que je ne voyait pas.
Après une boucle la chasse revient dans l’agrandissement sous un déluge. Les chiens sont en défaut dans le vallon des veneurs. Les chemins sont transformés en ruisseau.
Je tente travailler ce défaut. Juliette et Jean Philippe m’ont rejoint. Ils ne sont plus que deux éponges sur leurs chevaux.
La voie est partie au grès des ruissellements. J’ai pitié de tous ces jeunes transis de froid, stoïques attendant que le Papé sonne la rentrée au chenil.
Arrivé au rendez vous, où se trouve Charles avec le 4X4 de Jean Philippe ? Et oui il l’a mis dans un fossé.
Nous mettons chiens et chevaux à l’abris, et partons tous les hommes sauf un dont je tairrais le nom tenter de remettre le 4x4 dans le droit chemin. Au bout d’une heure et avec l’aide d’un tracteur nous y parvenons. Tous boueux mais l’appétit ouvert nous pouvons enfin nous restaurer et désaltérer. Les bouteilles de champagne amenées par Charles pour fêter ses honneurs de mercredi nous réchauffent. Il lui faudra les renouveler pour boire à la santé de la culbute dans le fossé du 4x4.
Il me faudra le soir amener Trompette chez le vétérinaire. Elle s’est arraché un très gros morceau de peau à l’aine. Elle a eu droit à une vingtaine de points de suture.
Bravo à Juliette et Philomène qui pour leurs baptêmes de veneuses ont su rester jusqu’au bout.

vendredi 12 décembre 2008

Chasse du 10 novembre 2008

Nous devions découpler le samedi 6 sur le domaine de la Castellane propriété de l’ONF.
Le responsable m’a demandé de bien vouloir accepter d’annuler cette journée devant la jalousie de nos frères chasseurs à tir qui louent le territoire pour la chasse aux sangliers. Nos grands chiens allaient manger tous les animaux. Il me faudra les inviter à un de mes laisser- coure pour qu’ils se rendent compte de la sagesse de nos chiens. Mes boutons boudent. Bon nous sommes tous allés suivre les chiens de Pascal qui découplait sur le cerf. Journée très agréable. On a pu s’apercevoir que même sur le cerf le change est problématique. Surtout quand les chiens ont choisis un daguet.
Nos chiens devront ils rester au chenil jusqu’au week-end prochain ?
Le mercredi j’accompagne régulièrement mon ami Alain Saye pour découpler ses chiens de cerf.
Ce matin le temps n’est pas clément. Grosse pluie froide à la limite de la neige. Avant de partir j’appelle Alain. Il est désolé mais trop pris ce jour et puis ce temps.
Pas de souci Alain. Si tu ne peux te libérer, je viens quand même avec mes chiens.
Allo Jean Philippe. Viens tu ? Il lui faut mettre le bandol en bouteille. Je vous rejoins à midi. Allo Geoffroy. Viens tu ? Mon vin est déjà mis en bouteille. Edouard sera de la partie ; Il est en RTT.
Allo Jean Pierre. Viens tu ? j’ai une fuite au toit. J’attends le maçon. Je vous rejoins et vous suivrai à pied.
Charles avait lui prévu de venir au cerf. Mercredi est son jour de repos.
Nous retrouvons tous les 5.
La pluie est toujours aussi drue pendant que nous préparons nos chevaux.
35 chiens sont sortis de la remorque. La pluie baisse d’intensité, mais toujours aussi froide.
Je foule tout l’agrandissement rien. Pas un bout de voie. Pontoise rien. Je reviens vers les rabassières. Premier récrie de Trompette. Ultimo l’accompagne. Chiens fins de nez mais bavards. Je doute. Tilbury mêle sa voix, puis Obligeance, puis Unique. Les chiens travaillent tous en paquet. Ils font plaisir à voir. Mais un vol ce l’est sur les allées. La pluie a tout lavé. Je laisse faire. La voie se réchauffe. Splendide rapproché de 20 minutes. Grand récrie c’est le lancé. Deux chasses se forment. J’appuie le gros des chiens tout le monde rallie. L’animal sonné régulièrement par Edouard pénètre dans l’agrandissement. Les chiens volent. La voie est de rêve. Ils chargent dans ces enceintes très fourrées. Sur les double certains perdent du temps, mais rallient aussi vite. Notre chèvre entre dans la coupe pour reculer immédiatement.
Trompette qui n’avait pas décroché rapidement de la double précédente reprend la tête sur ce retour. O coutes mes braves. O coutes à Trompette.
La chasse ressort pour se diriger vers Pontoise.
Défaut au bassin. Je fais rapidement les retours. Rien. Ludovic qui nous a rejoint avec sa pétrolette, me donne un vol ce l’est sur l’allée. Les chiens mis à la voie. Ils relancent. Charles voit sortir de l’enceinte un brocard et légèrement en décalé un autre animal qui ne peut juger. Je laisse faire.
La chasse glisse derrière chez Alain pour entrer dans les vallons des particuliers. Les chiens chargent toujours autant. Quel bonheur quand la voie est de cette qualité.
La chèvre pénètre dans l’enceinte le long du parc de Didier. Elle en redescend pour reculer aussi tôt. Le gros de la meute se laisse emporter par sa vitesse. Cinq chiens légèrement en arrière la voient et la coiffent.
La curée est sonnée, honneurs à Edouard et Charles. Dans notre bonheur il nous a manqué Jean Philippe qui n’a pu se libérer.
Nous retraitons sous une pluie de neige fondue. Mais quel plaisir quand la voie est de la partie.

Chasse du 27 novembre 2008

Nous sommes reçus dans la très belle propriété de monsieur Christian Weibel située sur la commune de la Verdière. Propriété de 600 hectares clos. Propriété admirablement gérée qui ravit quelques passionnés de chasse à l’arc. Il y est prélevé chaque année 70 chevreuils. La population est estimée à 240 animaux.
L’accueil des plus chaleureux ne dissipe pas mon angoisse. Comment gérer les 32 chiens ?
Le rapport donné nous partons en ordre coté plaine au son de la marche de vénerie.
Je rentre avec les chiens dans un bosquet qui borde un champ. Le lancé ne se fait pas attendre sur deux animaux. Les chiens bien rameuter traversent le champ. Ils pénètrent dans le bois attenant. Je vois déjà deux autres animaux glisser sur ma gauche. Quelques mètres plus loin deux chasses se forment. Les deux animaux se sont ils déhardés ? Non c’est un autre animal qui a bondit devant les chiens. Difficile d’être à une tête pour appuyer et faire rallier. J’entends Jean Philippe qui arrive tant bien que mal. Les consignes sont respectées : ne pas sonner sur tous les animaux vus. Mais chaque fois que je croise un bouton il me donne 4 ou 5 vues différentes.
Je me dis que la sagesse veut de laisser faire. Impossible de chauffer un animal. C’est aux chiens de comprendre qu’il ne sert à rien de courir après tout animal vu.
Petit à petit ils rallient à mon cheval. Des chevreuils sautent à leur nez sans qu’ils partent.
Au bout de trois heures de scénario décrit plus haut, tous les chiens sont autour de mon cheval ainsi que les cavaliers. Tous non ils en manquent trois ou quatre et Domino le petit chien tout blanc. Il commence à pleuvoir copieusement. Ah Domino rallie en dernier. Que voit on le petit chien blanc à le poitrail et la gueule toute rouge. Tous les chiens le sentent. Qu’ont-ils gobé.
La pluie tombant abondamment je sonne la rentrée.
Arrivée au rendez vous ma nini m’appelle ; Je ne sais pas comment revenir. Où est tu ma douce. Je suis au bord d’un champ où coule un ruisseau. Il pleut tellement que l’eau coule de partout.
Je dépêche en voiture Charles qui l’a vue en dernier. Brice me propose de partir à sa recherche avec moi.
Ne dit on pas que tout animal fidèle retrouve toujours sa compagne. Le dicton n’a pas menti. Je retrouve ma nini, toute mouillée mais si heureuse d’être dans mes bras. Là c’est moi qui le dis.
Sur le chemin du retour elle m’explique que dans le bois au dessus du champ, elle a entendu 4 ou 5 chiens se récrier. Puis silence, puis Domino aboyer au ferme. Puis plus rien, si ce n’est le son de la trompe qui les rappelait.
Un bon casse-croûte partagé et le Bandol concurrencé par un coteau d’Aix ont animé cette journée.
Merci encore à Christian qui nous si gentiment reçu.

jeudi 11 décembre 2008

Chasse du 22 novembre 2008


Tempête de mistral
Le matin en partant des Lecques il nous faut réparer rapidement les dégâts occasionnés par les bourrasques de la nuit estimées à des pointes de 150 km/h.
Je me demande si il n’est pas préférable de laisser les chiens au chenil. Mais ne pouvant les découpler en semaine, et espérant que le Luberon qui surplombe la vallée de la Durance coupera peut être ce sacré vent.
Arrivé sur le territoire nous pouvons constater que le mistral est toujours aussi violent.
Nous nous mettons quand même à cheval.
Les 32 chiens lancent rapidement 2 animaux qui se déhardent tout de suite. Deux chasses se forment. J’appuie celle qui est sur le vent en espérant que celle qui est sous le vent m’entendra et ralliera. Heureuse initiative. Tous les chiens ont ralliés.
L’animal est sonné à la grande allée pour aller vers les Joubert. Il emprunte un chemin balayé par le vent. Les chiens y arrivent pour chercher une voie envolée. Je les reprends en entourant le défaut le plus sous le vent possible. La voie est retrouvée. Notre animal est relancé dans les Joubert revient vers la grande allée. Même scénario. Plus de voie.
Je pousse les chiens jusqu’à l’enceinte du parc animalier. Quelques récries, puis c’est le relancé ou plus tôt je pense le lancé sur un animal frais. Je laisse faire les chiens, dans l’incertitude. Ils maintiennent leur animal 300 mètres défaut en plein vent.
Je sonne pour les faire rallier certains sont restés en arrière. Ils n’ont pas entendu leurs copains Trop de vent. Je foule de nouveau les particuliers où je pense trouver mon animal. Relancé, de nouveau défaut. Je vois Ludovic porter sa trompe aux lèvres. Aucun son normal je suis à 50 mètres de lui à mauvais vent.
Je m’y rends, il me donne la vue. Il me faut rappeler les chiens. Ils n’entendent pas plus que moi la trompe.
Nos 3 heures se résument au descriptif donné ci-dessus.
Les chiens qui nous ont encore démontré leur sagesse sur les sangliers, daims et cerfs méritent bien la rentrée au chenil.
Heureusement que les bonnes bouteilles de Geoffroy et Jean Philippe nous consolent de cette journée à ne pas mettre un chien dehors.
Vivement le week-end prochain où nous sommes attendus dans une magnifique propriété clos de 600 hectares avec une densité de chevreuils annoncée de 40 aux cents hectares !!!!

mardi 2 décembre 2008

Insolite: des sangliers dans la baie des Lecques!

Certes un joli bât-l'eau en forêt de Troncais fait rêver tous les veneurs que nous sommes, et en pleine mer Mediterranée alors? Avis aux amateurs...


Faute de pouvoir nager avec les dauphins, les pompiers varois nagent avec les sangliers...


Un petit verre chez Nono?

Saint Hubert 2008








Le 16 Novembre 2008
Le rendez vous est à 10h30 à la Palière.
Nous avons le plaisir de recevoir pour notre Saint Hubert les sonneurs de l’association des Trompes de Provence.
L’homélie est dite par le frère Guislain qui a suivi par la suite toute la chasse à cheval.
Et dans le secret de la confession je peux vous dire que frère Guislain est le petit neveu de Karl Reille.
Après le verre de l’amitié nous nous mettons à cheval.
Je décide de fouler les enceintes de Pontoise. Les chiens font un joli rapprocher pour lancer une grosse chèvre.
Grand récrie des chiens qui chargent bien ameutés. Elle se fait battre dans les enceintes pour sauter la grande allée de Rousset devant tous les suiveurs. Elle entre dans l’agrandissement. Elle monte vers la ruine, pour plonger sous le bull. Je vois une chèvre remonter l’allée. Deux chiens l’ont à vue. Ils vont goûter la voie qui ne les inspire pas et retourne rallier le paquet qui crie toujours à merveille. Quelle musique dans ces vallons
Elle plonge dans le deuxième vallon pour se diriger vers la coupe qu’elle refuse. Trop de cavaliers y stationnent.
Elle remonte vers le bull, puis vers le parc de Didier pour revenir vers la coupe. Toujours trop de monde.
Elle sort de l’agrandissement pour se diriger derrière les écuries. La musique des chiens est toujours aussi magnifique. Les 33 chiens sont dans un mouchoir de poche. Ils ne perdent pas un coup de voix. Elle revient à son enceinte d’attaque pour chercher le change. Rien à faire les chiens ne la lâche pas.
Elle retourne dans l’agrandissement pour se faire lapiner dans ces enceintes trés très fourrées.
Remonte vers le bull. J’entends la vue, non la saint Hubert sonnée en arrière, puis l’appel des maîtres. J’envoie Nicolas au renseignement. Les chiens continuent leur splendide musique. Jean Philippe vient me rejoindre pour me dire qu’il a vu une chèvre faire l’allée du bas qui lui parait avoir de la chasse. Ma réponse est simple: Ecoutes les chiens ils chassent toujours aussi fort.
Elle retourne vers la coupe qu’elle refuse encore. Tourne et retourne dans l’enceinte tel un lapin. Léger balancé. Alsace la relance devant moi un lui soufflant le poil. Elle sort de l’enceinte devant Cyril pour retourner vers le bull. Elle commence à être malmenée.
Elle se dirige de nouveau vers le parc de Didier pour sortir devant Jean Pierre de l’agrandissement. Elle retourne vers son enceinte d’attaque. Jean Pierre la sonne 5 chiens sont à une vingtaines de mètres derrière.
Je les suis sur le chemin des abreuvoirs pour la voir passer devant moi avec beaucoup de chasse. Elle a fait un retour qui a mis les 5 chiens en difficulté.
Toute la meute rallye à ma vue. Ils chargent toujours autant. Elle saute devant le voiture de Gérald pour traverser la coupe de la Palière, puis les écuries, puis se diriger vers la coupe de Malakoff.
Comment j’ai souvent constater pour tous les animaux de vénerie elle donne le dernier grand coup d’accélérateur pour distancer le plus possible le chiens.
Jean Philippe la voit entrer dans la coupe de Malakoff raide.
Les chiens arrivent se récrient, pour tomber en défaut. Sologne recule rapidement pour faire bondir une chèvre que Jean Philippe et Geoffroy jugent fraîche.
Tous les chiens se rabattent dessus !!
Jean Philippe et Geoffroy n’arrivent pas à les arrêter
L’animal traverse les deux vallons avec tous les chiens pleine gueule derrière.
C’est à ce moment où j’arrive mon cheval devant soufflé après les montées et descentes pendant 1h30 dans l’agrandissement.
Geoffroy m’assure que nous sommes sur un change et Jean Philippe est parti au-delà des vallons pour arrêter les chiens.
Je remonte le long du vallon de la bécasse, puis traverse les deux vallons.
Je vois Jean Philippe qui revient vers moi avec tous les chiens sauf trois qui percent vers le vallon des buis.
Il m’explique le change et pense que notre chèvre est restée dans la coupe de Malakoff. Cyril par contre me dit que l’animal qui était devant les chiens est la bonne. Il la voit à une centaine de mètres mouillée.
Je décide de retourner à la coupe de Malakoff en demandant aux autres cavaliers d’aller arrêter les trois chiens.
Dans la coupe rien, si ce n’est un vol ce l’est d’un animal qui en sort au pas. Je laisse faire les chiens. Seulement trois ou quatre se récrient dessus pour traverser les deux vallons coté route. Je les retrouve sur le plateau en défaut. Vers le vallon des buis j’entends Unique se récrier.
Je demande qu’on aille voir. Cela ne semble pas tellement motiver les cavaliers. Bon j’y vais avec tous les chiens. Je retrouve Unique en défaut.
Les Blancs viennent me rejoindre pour me chuchoter à l’oreille pourquoi avoir arrêter les chiens alors qu’ils sont persuadés qu’ils étaient sur la bonne chèvre marquant énormément la chasse.
Devant leur témérité Isabelle se lâche : Oui, où Les chiens sont repris elle a vu la chèvre la tête basse, le dos voûté, la gueule ouverte sortir sur la grande allée de Rousset faite sa double et reculer. D’autres voix me confirme ses dires.
Mickey qui avait laissé son cheval à Ugo le téméraire, me dit l’avoir suivi tout le long avec la voiture. Il la voit bien faire la double, et il voit aussi quelques mètres avant une chèvre qui lui parait fraîche sauter l’allée.
Devant toutes ses affirmations je foule l’enceinte rien les arrières rien le vallon des buis rien.
La retraite manquée est sonnée. Plein de doute. Je me dis si les chiens étaient dans le vrais quelle erreur de les arrêter si près de la prise. Il aurait mieux fallu s’assurer une ou deux allées plus loin si ils chassaient si fort un change. Il est même préférable de les laisser sur un change que de l es punir sur leur animal qu’ils avaient si bien chassé pendant deux heures.
Je m’interroge aussi pourquoi les boutons ne sont pas venus tout de suite m’informer de leur certitude. Suis-je si tyrannique que cela ?
Je ne cesse de le répéter : Ecoutes les chiens et fais leur confiance.
Merci à nos chiens qui nous ont fait si plaisir, et pardon de notre ignorance.
La journée se termine par un repas sympathique égayé par les trompes de nos amis.

mardi 18 novembre 2008

Chasse du 8 novembre 2008 couplée avec l'Equipage de Neubourg


Déplacement en Saône et Loire chez nos amis de l’équipage de Neubourg

Le rendez vous est donné en forêt de la Motte à 12 heures. Nous nous retrouvons avec toujours grand plaisir. L’accueil est des plus chaleureux.
Temps doux.
17 chiens de Neubourg et 14 chiens de Crespin.

Hervé décide que nous irions fouler vers les Guerreaux.
Quelques récries, puis c’est le lancé. Une chevrette saute devant mon cheval. Elle est sonnée par un bouton qui la donne aussi chevrette. La voie est bonne. Les chiens chargent. Les enceintes sont traversées d’un seul trait. L’animal saute la route bien gardée, pour descendre vers le rendez vous. Puis fait une double. Les chiens ne s’en font pas compter et retrouvent rapidement leur animal pour le relancer. Il revient aussi vite vers son enceinte d’attaque pour percer vers chez Joli. Il pénètre dans une pointe de bois entouré de pâturage. Il est sonné par Jean Philippe sur le haut d’un champ. Sept à huit chiens maintiennent. Hilaire suggère de tirer le reste de la meute par le goudron pour gagner du temps. Je n’aime pas décrocher les chiens. Je pense que c’est un bon moyen de partir sur un change.
La tête entre dans une autre pointe de bois ;
Nous le voyons débucher avec Sophie et Hilaire. Hilaire va vite au devant par la route.
Les chiens sont en balancé à l’orée du bois. Les vaches n’ont pas l’air d’accord pour qu’ils traversent leur pâture.
Avec Hervé nous tentons de les amener à pied.
Hilaire le sonne sur les devants.
Au lieu de provoquer ces gentilles brouteuses, nous remontons sur nos chevaux pour conduire les chiens à la vue.
Hilaire l’a vu passer une haie pour y descendre le long. Les chiens empaument la voie.
Nous tentons de nous porter à la tête. Impossible tous les prés sont entourés de barbelés.
Les chiens reviennent vers nous ! Pourquoi cassent ils ? Les vaches ?
Bon cette fois je mets pied à terre avec Hilaire pour les accompagner. Plus de récries.
Les chiens descendent tout le champ sans se récrier mais intéressés. Ils s’arrêtent devant la rivière qui coule au fond de la vallée. Serait il rester dans la haie ? Je peux dire il, car grâce au zoom de Benjamin, nous savons que nous avons attaqué un petit brocard.
La haie est examinée méticuleusement. Rien. Nous entourons le champ. Rien
Plus un seul bout de voie. Aurait il reculer sans qu’il soit vu. Nous faisons les arrières. Rien.
Jean Philippe a aussi mis pied à terre pour nous aider. Pour ne pas se piquer par le courrant des clôtures, il y passe par-dessous. A la bonne idée ! Il a seulement oublié que le métal de sa trompe est bon conducteur. Houlà ça secoue une décharge.
Nous faisons tour et retour toujours rien.
Le défaut entre dans sa deuxième heure. Toujours rien. Nous revenons vers cette sacrée haie. Les chiens se récrient en descendant vers la rivière. Je dis à Hervé : ils se récrient sur leur voie. Ils sont passés là tout à l’heure. Nous les suivons jusqu’à la rivière.
Quelques chiens la traversent. Une petite chienne se récrie. Tayaut il est là. Hallali courrant il préfère se réfugier dans la rivière.
Poussé pendant 1h15 à grand train et 2 heures de défaut.
L’équipage a parmi ses boutons un héros. Plutôt de le voir couler il plonge pour le récupérer.
Belle curée bien sonnée par de belles trompes.
Les honneurs sont faits à Eric Berland.
La journée s’achèvera par un repas succulent de Viviane. Si vous la croisez demander lui la recette de sa soupe au marrons et noisettes. Et pour moi bien sûr un dessert accompagné d’une soupière de chantilly.

mercredi 5 novembre 2008

Chasse du 2 novembre 2008







Rendez-vous à 10 heures30 32 chiens
A cheval: Louis, les Blancs, Geoffroy, Edouard, Mickey, Jean Philippe, Ludovic.
A pied : François et Jean Pierre, Andrée et Dem, Constance, Virginie et Bertrand et leur ami, Félécitas, Jean Marc et Bétina.

Temps : tempête de vent d’est. Chez nous un dicton dit vent d’est ni cassaïre et ni Pescaïre.
Mais le rallye Crespin est présent.

Je décide de fouler vers le vallon de la bécasse.
Dés l’allée de Malakoff les chiens se récrient. C’est le lancé. La chasse après avoir tourné dans l’enceinte de l’allée du chevreuil traverse les longues terres. Une grosse chèvre noire est sonnée .Il faut se tenir sous le vent pour suivre. Je trouve que les chiens chargent très vite malgré le vent. La voie serait elle correcte ?
La chèvre se dirige vers les Rabassières pour percer vers l’agrandissement. Le changement de forêt est sonné par Jean Philippe.
Je croise notre sonneur qui maronne de voir les cavaliers qui gêne les chiens.
La chèvre est vue traversant la coupe puis monte vers le sommet de l’agrandissement. Elle a pris de l’avance et les chiens sont déjà moins criant. Ah St Hubert ne pourrait il faire mentir le dicton. La voie s’amenuise petit à petit pour s’évaporer complètement. Je reprends tous les chiens pour tenter de retrouver notre chèvre. Devant derrière toujours rien. Je descends vers les Rabassières. La jolie petite chienne de Félécitas attire l’attention de la meute en aboyant devant un gros fourré. J’y vais au cas où ? Tous les chiens l’entourent ne comprenant pas son entêtement à aboyer cet animal noir au groin armé. Sagement les gars. Tous sont sages, même Domino.
Je remonte vers le parc de Didier. Un deux trois récries, puis c’est le relancé ou le lancé ?
Une chèvre sort vers Pontoise. Jean Philippe la juge comme celle de chasse. Elle est noire. Elle fait une double pour prendre la grande allée de Rousset juste devant Armagnac. Il lui souffle au poil sur une cinquantaine de mètres. Elle revient dans son enceinte que nous entourons.
Je vois d’abord sortir sur l’allée de la ruine un beau tiers an bien armée qui prend le temps de me toiser. Pas de soucis les gars m’ont montré précédemment qu’ils savaient être sages.
Derrière arrive une chèvre accompagnée de son brocard. Ne pouvant bien la juger je n’interviens pas ni ne sonne. A l’enceinte suivante Mickey s’anime. Tayaut, sur animal qui traverse la coupe, tayaut sur un autre qui la refuse.
Je me dirige vers la vue du premier qui me semble dés plus frais. Les chiens sont de mon avis puisqu’ils n’empaument pas sa voie. Sont ils tous de change ? Geoffroy n’a pu le juger. Ou alors la voie a disparue ? Gardons la première hypothèse, c’est plus flatteur.
L’autre animal est jugé de change par Jean Pierre et Ludovic.
Je décide de retourner dans l’enceinte où le change a du se faire. Un deux trois autres chèvres en sortent. Qu’elle est la notre ? Les chiens se récrient sur le chemin qui conduit derrière chez Alain.
Je demande à ces amours de Blancs d’aller avertir Jean Philippe pour qu’il rallie avec le reste de la meute. Louis ayant vu auparavant sortir de l’agrandissement une chèvre qui lui semblait mouillée.
Malgré les cavaliers qui dans leur ardeur ont piétiné le revoir possible, je ne vois aucun vol ce l’est. Les chiens se sont retournés d’eux-mêmes.
Patrice vient m’annoncer que vers les Rabassières une chèvre au poil mouillé faisait un aller retour sur la grande allée.
J’y conduits les chiens qui chassent des bouts de voie, surtout dans les endroits épargnés par les bourrasques de vent. Je fais les devants, rien les retours rien ; je pense qu’elle a pris la direction de son enceinte d’attaque. Je m’y dirige en foulant méthodiquement. Ah c’est long pour les boutons qui se rallient fur et à mesure. La troupe est homogène, elle peut se concerter. Que fais tu demain, Moi je… Et toi ton boulot ou en est tu ?
Derrière les écuries je vois les chiens de plus en plus intéressés. Bondit devant moi un animal au poil noir. C’est le relancé. Je suis derrière tous les chiens l’oreille attentive à une vue qui va être sonnée. Allée du cerf, point de vue, allée du chevreuil, point de vue, allée de Malakoff point de vue. Les chiens plongent dans le vallon de la bécasse pour ressortir sur le plateau. Avec un peu de retard j’arrive entre les deux vallons pour y trouver jean Philippe qui m’annonce que trois chiens en sortent. Il n’a rien vu. Je lui demande de se porter à la tête du paquet qu’il n’a pas entendu. Il est sur le vent.
Je ne veux pas lâcher ces trois chiens au cas où ils seraient dans le vrai. Je me dirige vers le haut de l’allée de Malakoff où j’ai entendu des récries. Grosse erreur ces récries sont des aboiements de chiens de la battue qui sont dans une remorque.
Je vois y venir le reste de la meute accompagnée des Blancs qui se sont fait piéger comme moi.
Je reprends tous les chiens pour tenter en vain de retrouver notre chèvre.
Je sonne la rentrée.
Par vent d’est ni cassaïres, ni pescaïres.
Un repas des plus sympathique nous attend, juste avant les trombes d’eau qui ont noyé notre Canebière.





vendredi 31 octobre 2008

chasse du 26 oct 2008

Journée estivale
A cheval Stéphanie, Mickey, Jean, les Blancs, Charles revenu du Mexique, Jean-Philippe.
J’avais souhaité que le rapport soit donné à 9 heures. Malheureusement les impératifs des uns et des autres nous ont fait mettre en selle à 10h30.
Je décide d’attaquer dans la partie la plus à l’ouest du territoire qui est si on peut dire la réserve des sangliers et grands animaux. Très faible densité de chevreuils et surtout très bien percée où l’on peut espérer avoir de nombreuses vues. Vu la chaleur régnante je savais qu’il serait nécessaire d’aider les chiens par nos vues.

Je commence à fouler dans la poche attenante au parc de Didier. Quelques récries d’Aramis accompagné par les jeunes. Ce brave chien se fait plaisir sur un daim. Arrêtes.
Une vue est sonnée sur le chemin communal. J’y porte les chiens pour voir sauter devant mon cheval une biche et un beau daguet. Les chiens, plus excités par mon appel que part la vue des animaux se récrient sur quelques mètres puis reviennent. Qui a sonné ? L’auteur confondu essuie mon agacement.
Bon je reprends tous les chiens, et projette d’aller fouler vers les particuliers. Brindille, Bat l’eau, se récrient pas loin des deux grands animaux. Je pense à une bêtise. Toute la meute n’est pas de mon avis et rallie. C’est le lancé. Je suis toujours étonné de voir combien les chiens se comprennent. Les mêmes récries un quart d’heure avant les laisser de marbre.
On m’annonce un brocard qui n’est autre qu’une chèvre. Lapsus lingual !
La chasse entre dans les vallons des particuliers, traverse la grande piste longe le chemin communal pour entrer dans la coupe des Joubert.
On sonne la vue vers le parc aux sangliers. Je m’y dirige. Et non elle n’a pas sauté l’allée. La vue est sonnée dans l’enceinte. La chèvre en profite pour me sauter dans le dos. Je vois devant les chiens 4 sangliers. Je ne m’inquiète pas, ils suivent la même coulée que la chèvre.
La vue est sonnée sur la grande allée. Je suis la tête en décalé pour ne pas gêner les chiens. La voie est très légère. Elle refuse l’enceinte du parc pour redescendre dans les particuliers.
Arrivé sur la grande allée je vois 3 cavaliers qui galopent de front. Je me pense qu’ils devraient s’étaler tout le long de l’allée à quelques centaines de mètres les uns des autres.
Un reste sur l’allée les deux autres entrent dans les vallons.
Les 4 chiens qui sont avec moi empaument une voie d’un animal qui a traversé la grande allée sûrement derrière le dos des cavaliers.
Je peste. L’allée si stratégique n’est pas gardée. Bon je me sacrifie et m’arrête pour la surveiller. Arrive ce qui devait arriver, les chiens reviennent à mon cheval suffocant de chaleur.
Un bouton vient me voir pour me demander ce que je fais ? Comme personne ne veut surveiller l’allée, je le fais et les chiens avec moi…
Mais non ils ont cassé dans le fond du vallon. La chèvre doit être là. Ma bouderie passée je retourne fouler le vallon. Rien, je remonte jusqu’à l’enceinte du parc rien. Si ce n’est les daims qui amusent toujours Aramis.
Je pense à cette voie empaumée par les 4 chiens que j’ai rappelés. J’y retourne. A peine pénétrer dans l’enceinte, c’est le relancé. 1 heure de perdue et de fatigue pour les chiens.
Elle retraverse la grande allée pour tourner dans le vallon des particuliers. Elle retourne à son enceinte d’attaque pour y retrouver un petit daim noir. Elle y fait tours et détours. Le daim est sonné une fois. Errare est féminina qui ne persévère pas dans son erreur.
Elle finit par retourner dans le vallon des particulier pour sauter au goudron pour aller vers chez Alain. Jean Philippe me dit y avoir vu les chiens criant. Je m’y rends, pas un chien. Je fais les arrières jusqu’à la grande piste, rien. Les devant rien. J’amène les chiens boire avant de retourner au défaut. Samouraï, Sultan ? Utile ont connaissance. Ils remontent vers le chemin communal. Je freine le jeune Charles qui les serre de trop prés. Je lui explique que les chiens l’entendant galoper juste derrière eux auront tendance à sur aller la voie. Utile fait le chemin puis l’allée sur 1 km en récriant par intermittence. Il fait si chaud. Tous les chiens le suivent muets. J’ai confiance. Arrivé prés du parc aux sangliers ils relancent notre chèvre. Je la juge sur ses fins.
Elle revient dans l’enceint du défaut précédent. Les chiens arrivent à la limite de la grande allée pleine gueule. Puis ils cassent. Ils sont usés par la chaleur. Je les amène boire. Fais les arrières rien. Je pense qu’elle est là calée. Je demande à Jean Philippe de fouler à pied avec les chiens. Ils préfèrent se coucher à coté de mon cheval. Je mets pied à terre pour fouler moi aussi. Rien si ce n’est un sanglier qui se défile devant Domino. Je pense qu’elle a repris la même coulée que précédemment. Rien Nous refoulons les enceintes attenantes rien. A part Aramis qui relance un daim. C’est décidé il continuera sa carrière comme chien de battues. Il pourra alors s’y donner à cœur joie derrière son animal de prédilection le daim. Le chevreuil lui plait bien aussi, mais pas avec le rallye Crespin où les chiens vont trop vite pour lui.
La rosalie est sonnée. Les chiens ont exténués il fait si chaud. La voiture à l’ombre affiche 26°.
La journée se conclut par un casse croûte sympathique, attablés dehors en bras de chemise jusqu’à 18 heures. Il fait si bon chez nous.

lundi 20 octobre 2008

chasse du 18 octobre 2008



Rendez-vous à 10 heures 34 chiens
A cheval: Jean Sébastien, Geoffroy, Edouard, Jean, Jean Philippe, Cyril.
A pied Constance
Cyril 2 avec sa moto
Temps légèrement couvert, et chaud

Je décide de fouler dans Pontoise. Les premiers récris se font entendre juste avant les rabassières. Les chiens sortent sur la grande allée devant Jean Philippe qui ne voit aucun animal. Tous les chiens sont criant, et bien qu’aucune vue ne soit sonnée je suis confiant. Les chiens entrent dans l’agrandissement, passe le premier vallon pour ressortir à la hauteur des rabassières. J’ai enfin le renseignement. Deux animaux sont devant. La chasse va tourner dans Pontoise. Les animaux se sont déharder. Je vois une jolie chèvre. Après avoir fait hourvari sur hourvari elle prend la direction des longues terres. Au passage de l’allée du cerf je la revois accompagnée. Ils refusent de débucher pour remonter le long de la coupe des longues terres.
Au retour vers le haut de l’allée du cerf, j’entends Jean Sébastien appuyer les chiens. Geoffroy à ses cotés sonne un magnifique bien-aller. Je galope en parallèle des chiens sur l’allée qui longe l’agrandissement. La chèvre débuche dans les pattes de mon cheval, puis entre dans l’agrandissement. J’appuie les chiens. Je monte au haut pour le voir descendre l’allée, tourner à droite pour ressortir. Bien que ne la voyant plus je ne quitte pas des yeux l’endroit où elle a tourné. Bien m’en a pris car je la vois revenir sur ses pas comme une balle, pour remonter le chemin du fond du vallon. Les chiens tous en paquet ne se font pas avoir par cette double et chargent.
Jean Philippe vient me rejoindre pour me dire que Jean Sébastien a sonné un petit brocard et que les chiens sont rentrés dans l’agrandissement avec ce brocard. Que nenni j’ai vu par deux fois la chèvre.
Je remonte au galop le chemin du bull. J’écoute les chiens qui chargent toujours malgré le soleil qui a fait son apparition, avec sa chaleur estivale. Quand soudain redescendant le chemin la chèvre marquant la chasse vient butter sur moi. Elle est autant surprise que les trois jeunes chiens Cézanne, Cheyenne, et Caporal. Elle fait demi tour. Elle a la chance d’avoir eu devant elle des jeunes qui sont à leur troisième chasse.
Elle remonte sur la tête, pour replonger dans le vallon suivant. Les chiens commencent à s’essouffler et sont moins criant.
Elle ressort par le fond du vallon devant Edouard qui la donne petit brocard.
Les chiens sont en défaut dans Pontoise.
Je retrouve Jean Philippe allée Sainte Tulle qui m’annonce avoir vu un animal tête basse qui la traverse. Vu la distance il ne peut le juger.
Trompette, Utile, Arrogant, Sologne empaument cette voie. Je dis à Jean Philippe de les suivre, pendant que je vais voir les restent des chiens qui se récrient en dirigeant vers le Castellet. Quand j’arrive à eux ils tombent en défaut. Avant de les ramener sur l’animal vu et non identifié, je les conduits vers le point d’eau de Pontoise. Ils sont terriblement haletants.
Cyril nous rejoint avec sa moto, pour nous annoncer que la chèvre toute mouillée a été vue sur la grande allée. Par ailleurs le petit brocard poussé par six chiens est venu croisé sa voie. C’est l’animal vu auparavant par Jean Philippe.
On entend les chiens qui sont retourné dans l’agrandissement.
Je demande à Geoffroy et à Jean Philippe d’aller les récupérer, pendant que je mets les autres chiens à la vue de la chèvre. Vu la chaleur qui continue de monter ( au mois 24 sans être marseillais et plus au soleil) la voie est délicate à travailler. Les chiens m’étonneront toujours. Ils se récrient pour entrer dans une enceinte très fourrée. La chèvre a su mettre à profit son avance pour multiplier ses ruses.
Tous les chiens ayant été récupérés je foule toutes les enceintes de l’agrandissement sans succès.
Il fait de plus en plus chaud dans ces vallons. Je décide de sonner la rentrée au chenil. J’admire les boutons qui ont su chaque fois garder les allées malgré les nuées de moucherons qui pénètrent dans les yeux, narines et la bouche.
Je me dis que je vais autoriser le port du voile !!!
La jeunesse souhaite qu’on tente une dernière chance en allant fouler l’enceinte où le brocard a été laissé. Il a autant de chasse que la chèvre !
Je cède à leur demande. En arrivant au bas de l’enceinte tayaut deux daims sautent à une vingtaine de mètres devant les chiens. Ils s’y précipitent pour s’arrêter net dés qu’ils ont connaissances du sentiment de ces animaux tout sautillant. Quel plaisir de voir les 34 chiens si sages sur les autres animaux.
Nous foulons
L’enceinte vers le haut, quand un récrie, puis deux puis un grand récrie annonce le relancé.
Le petit brocard saute l’allée de la ruine, redescend vers la grande allée où il est jugé sur ses fins. Il retourne dans l’enceinte pour le monter, la descendre, la remonter. Les chiens nous offre un concert d’exception. Mais comment font ils par une telle chaleur?
Le brocard débuche sur l’allée de la ruine pour venir taper dans le cheval de Jean Sébastien.
Il plonge dans le vallon sous la ruine pour remonter sur la crête et redescendre dans le deuxième vallon. Les chiens maintiennent, mais s’étirent. Je les retrouve au fond du vallon complètement asphyxiés.
J’entends alors sur la crête suivante, Cyril appeler. Il vient de voir le brocard se coucher dans la coupe, puis repartir quand il s’en est pas trop approché. Je mets les chiens à sa vue. Ils se récrient par petit bout de voie, pour revenir vers la ruine. Mon cheval a du mal à monter encore une fois.
Après avoir amener les chiens boire, je demande à Jean Philippe et Geoffroy de les accompagner à pied dans l’enceinte sous la ruine. Les chiens du moins ceux qui ne sont pas restés couchés à coté de mon cheval, retrouvent un bout de voie sur le chemin du fond.
Jean Philippe les rappelle. Pourquoi ? Il pense que ce n’est pas bon. Alors que je m’en étonne j’entends sonner au bs de l’agrandissement. Dernier effort demandé à mon cheval. Arrivé sur place je demande qui a sonné ? Personne ! Les chiens ont encore connaissance d’une voie sortante sur une centaine de mètres, puis mettent bas.
On ose me dire que j’ai fumé, pas assez d’avoir des difficultés à entendre, j’entends une pibole qualifiée d’imaginaire.
Tous les chiens sont couchés autour de nos chevaux. Nous rentrons doucement au pas la figure dans les moucherons. Il doit faire 26°.
Merci de ton courage petit brocard.

mercredi 15 octobre 2008

Chasse du 11 octobre 2008 sur invitation de l'Equipage de Neubourg


Forêt de la Motte ont fait le déplacement : Jean-philippe, Geoffroy, Edouard et Ludovic
Nous arrivons avec toujours autant de plaisir le vendredi soir au château de Neubourg.
Hervé décide que le rendez-vous se fera à 14 heures vu la chaleur.

Arrivée en forêt à 14 heures grand beau. Retrouvailles sympathiques avec les boutons de Neubourg.

Nous partons fouler vers les Guerreaux.
Les chiens lancent plusieurs animaux, ou le plus gros des chiens choisissent un petit animal.
Il saute l’allée devant Hilaire et moi. Tourne en rond dans l’enceinte, puis perce tout droit en traversant deux autres enceintes.
Elle arrive dans l’allée pour venir droit sur nous. Nous voyant elle rentre dans l’enceinte suivante. Les quelques chiens qui sont avec nous partent derrière elle.
Hilaire les suit. Je reste sur l’allée pour appeler le paquet de chiens qui semblent tourner en rond. La voie n’est pas des meilleures. J’ai pour habitude de mettre mes chiens à la vue par la voix et non par la pibole. A chacun ça manière. Mes « cris » semblent plus perturber les hommes que les chiens !
La chasse se dirige vers la mine. Je retrouve Hilaire et Hervé avec les chiens en défaut. Nous sommes à la limite d’une battue à tir. Il faut reprendre les chiens. Un brocard a été vu entrant dans la battue. Le garde a entendu les chasseurs annoncer dans leurs talkies le prélèvement d’un animal. Est-ce notre petit chevreuil ? Les chiens donnant l’impression d’avoir connaissance d’une voie qui recule. Je reprends mes chiens et les encourage. Deux cents mètres plus loin grand récrie. C’est le relancé. Notre animal a bien reculé sur sa voie chassée.
Il perce jusqu’à la mine.
Je suis avec la tête qui casse au fond d’un petit vallon. Hervé me rejoint. Nous pensons qu’il a reculé. Les chiens se récrient par à coup. Hervé doute. Je crois à Tribunal qui remonte la voie chassée me semble t il.
On vient nous annoncer qu’un animal chassé par quelques chiens a été vue au-delà de la mine. On y porte les chiens.
Arrivés où il semble être le renseignement on attend une voiture pour avoir des précisions. Ah nous sommes allés trop loin demi tour !
L’animal a été vu entrant dans un bois interdit aux veneurs. J’encourage les chiens à retrouver la voie. Arrive un chasseur de la battue qui nous dit qu’une laie suitée est dans ce bois. Hervé par respect de son environnement me demande de rappeler les chiens.
Hervé me propose de retraiter vers l’enceinte d’attaque au cas où l’animal aurait bien voulu y revenir.
Hilaire vient nous retrouver sur son quad qu’il a troqué contre son cheval. Problème de lumbago.
Roger a vu un petit animal à la serviette sale venir vers lui chassé par deux chiens prés de l’endroit même du défaut.
On y porte les chiens. Ils se récrient en cours de route sur une voie. Geoffroy nous alerte qui vient de voir un goupil se diriger vers nous. Arrête, derrière on va jusqu’à la vue. Quelques récris puis plus rien. La voie est vraiment mauvaise. On sonne la rentrée au chenil.
Repas toujours aussi gargantuesque et drôle nous attend.
Pour la suite de la nuit, il vous faut demander à la jeunesse de vous la conter…mais aura-t-elle la hargne du grognard pour le faire…


Nous n'avons malheureusement pas de photos de la chasse

car Edouard qui etait responsable de l'appareil l'avait oublié!




Encore un Grand merci à Hervé et tous les membres de son équipage pour leur acceuil qui est toujours aussi chaleureux.
Vivianne et Chrystelle nous avaient préparé un excellent et gargantuesque dîner.
3ème mi-temps.....
Ludo a attaqué un daguet dans l'enceinte du fumoir...prend son parti pour aller dans l'allée du comptoir..fait une double au rond de la piste de danse.....puis premiers abois à la table...ca repart vers l'allée de la sortie.....puis défaut....rosalie à 6h00......

lundi 6 octobre 2008

Chasse du 4 octobre 2008 " St François"












Sont présents Stéphanie, Mickey, Ugo, Jean, Jean-philippe et Cyril, Geoffroy. Sont venus à pied : Aude, Edouard, Ludo, Benoit.
Nous avons le plaisir d’accueillir Karol Robache, Photographe.

35 chiens, tempête de mistral toute la nuit. Nous commençons la journée avec une queue tombante, du mistral bien sûr. Grâce à ce vent le ciel est d’un bleu turquoise prometteur de chaleur.

A 10 heures je commence à fouler vers les vallons.
Dés la première enceinte de l’allée du daim, les chiens lancent une jolie chèvre dans un magnifique récrie.
La chèvre descend vers la route pour remonter dans la coupe de Malakoff pour plonger dans le vallon de la bécasse. Je les retrouve en défaut dans la coupe de la falaise.
Je pense qu’elle a doublé sa voie. Jean Philippe vient me dire que les chiens ont cassés en bordure du champ des mouflons. Je me dirige vers le champ. Obligeance, Unique le traverse en se récriant sur des sauts de voie!
Ils se dirigent comme cela jusqu’au vallon des buis. D’autres chiens se récrient aussi par à coups.
Nous bafouillons pendant prés d’une heure
Je reprends tous les chiens pour aller fouler le haut du vallon des buis. Même scénario.
A la sortie du vallon Geoffroy me dit avoir vu errer Aramis et Brindille dans le champ des vignes. Je pousse les chiens vers leur errance pour entendre au loin Aramis donner de la voie par à coup. Les chiens me donnent l’impression de remonter cette voie en criant eux aussi par à coup! Ils s’emballent puis plus rien.
Je les suis jusqu’aux longues terres. Jean Philippe me rejoint pas content de ne pas entendre ma pibole ! Pourtant je sonne de temps en temps, et surtout je m’attache à remonter vers les récris d’Aramis. Et c’est moi le sourd !!!
On ne retrouve pas Aramis à Pontoise. Par contre toujours ces bouts de voie sur lesquels les chiens s’emballent.
Le soleil arrivant à son zénith je rappelle tout le monde. Je vais fouler l’agrandissement pour tenter de relancer un autre animal.
Au haut Obligeance, Trompette, Ultimo font le même scénario. Ah je ne vais pas tarder à sonner la rentrée au chenil. Puis la voie se réchauffe. C’est enfin un lancé franc. Après avoir tourner vers la ruine, les chiens très criant reviennent vers le bas. Geoffroy sonne une chèvre qui a déjà de l’avance.
Elle va dans Pontoise fait double sur double, pour se diriger vers le portail.
Nous arrivons à rameuter tous les chiens sur les quatre chiens de tête. Ca crie beaucoup mais le train est lent. La chaleur est bien en place !
Nous dirigeons de nouveau vers la coupe de MalaKoff, les vallons, la coupe de la falaise.
Les chiens se dirigent vers l’allée de Rousset. Cyril me dit ne rien avoir vu sauter. Deux chiens décrochent pour retrouver la voie au-delà de l’allée.
Je rameute pour me diriger vers le haut de l’allée de Malakoff.
Je vois vers le haut sauter notre chèvre mouillée mais dans un galop bien cadencé.
Les chiens qui semblent avoir bien du retard tournent dans l’enceinte très criant.
Au bout d’un moment je me rends à l’évidence ils ont fait change.
Je les retrouve à l’allée du daim. Geoffroy m’annonce un jeune de l’année.
A part trois ou quatre chiens qui se récrient les autres sont asphyxiés.
Vais-je arrêter et sonner la retraite. Retourner sur la chèvre me semble usant pour les chiens.
Le petit animal vient sauter devant nous. Tous les chiens repartent. Je laisse faire
Sait on jamais ! Et ce n’est pas bien pour faire des chiens de change. Je sais mais la prise…
Certes il est petit mais plein d’énergie.
Descend jusqu’à la coupe de Malakoff. Ugo et Cyril l’annonce
Il traverse les vallons. Les chiens sont en défaut dans la coupe de la falaise.
Me dirigeant vers eux Tilbury le relance sur sa double. Il le rate. Ce petit diable retourne à son enceinte d’attaque. Mickey me l’annonce à l’allée de malakoff. Comment est il ?
Ben peut être petit, peut être gros. Mais il l’a vu auparavant sauter l’allée de Rousset. Comment était il? Ben peut être petit, peut être gros ? Devant cette précision je laisse les chiens goûter la voie où il saute. Tout le monde se couche sur l’allée.
Je sonne la rentrée au chenil à 14h30. Je vois Soudan boiteux, il semble qu’il s’est fait mordre l’antérieur par une laie. Aïoli a un coup sur la cuisse. Le lendemain je constate qu’Uruguay a reçu un coup de crochet sur un testicule. Ils ont dû s’approcher d’un peu trop prés d’une compagnie dans le profond vallon des buis sans pour autant l’aboyer.
La voie a été difficile pendant les heures de fraîcheur pour s’améliorer avec la chaleur qui a mis hallali les chiens
Heureusement que la boisson de nos vignerons nous attend. Mickey nous a fait griller quelques andouillettes du pays.


Merci Karol pour tes beaux clichés!



mardi 30 septembre 2008

Chasse du 27 Septembre 2008


Chercher l'intrus...

Compte rendu de François:

Pour notre deuxième chasse nous sommes trois à cheval, Jean-philippe et Cyril. Geoffroy est venu à pied, et Ludovic avec sa petrolette.

35 chiens, beau temps ensoleillé, avec un bon orage la veille.

Je commence à fouler le long du parc de Didier. Je laisse les chiens quêter assez loin de moi dans les deux vallons. Un récrie d’Aramis tous les autres sont muets. Je pense à une bêtise. Je ne me trompe pas un daim traverse l’allée devant moi. Arrêtes, même les jeunes sont sages.
Ne trouvant rien je foule les vallons des particuliers. Rien à part quelques sangliers qui se dérobent.
Je traverse la grande allée pour me diriger vers le Joubert. Sologne se récrie sur la petite allée transversale. Je regarde le vol ce l’est. Un seul d’un cerf. Je laisse faire Sologne chienne sûre. Tilbury, Sultan, Tribunal rallient et crient avec elle. Ils arrivent dans les joubert. Jean Philippe voit sauter un petit daim ! Arrêtes ! Tout le monde se tait ! Nous échangeons avec Jean-. Philippe. Bizarre ceux sont des chiens confirmés ! Bon je les reprends et foule dans les Joubert. Je n’hésite pas aller recouper la voie du daim, en faisant partir quelques sangliers. Tout le monde est sage. Puis Brindille, Bat l’eau, puis le reste de la meute se récrient. C’est le lancé ? Je revois sauter le daim. Arrêtes. Tous les chiens reviennent à mon cheval. Je vais aller fouler vers Pontoise. Arrivant à la grande allée j’entends derrière moi Obligeance qui ne s’était pas arrêtée. Cyril m’annonce un animal sautant l’allée. Je pense toujours à ce daim et la description qu’il me fait, y ressemble. J’y porte tous les chiens pour m’en assurer. Ils rallient à Obligeance qui vient vers nous. Tous se récrient. Je me dis ils ont pris le contre. Ils retournent vers les Joubert. La vue est alors sonnée par Geoffroy. Sur une belle chèvre.
A la fin de la journée en échangeant entre nous j’ai la certitude que cette chèvre accompagnait le daim depuis le début. Et nous avons arrêté pas deux fois les chiens. Je me dis encore une fois « fais leur confiance » ;
La chasse après avoir tourné dans les Joubert, rentre dans les vallons des particuliers. Les chiens tombent en défaut. Je les reprends pour leur faire faire leurs arrières. Je ne l’ai pas vu sauter sur les devants. Ils retrouvent la voie le long de la grande allée. Ils la relance dans un énorme récrie. Elle perce droit pour entrer dans la grosse enceinte qui borde l’allée du parc de Didier.
Les chiens tous rameutés ne la lâche pendant 40 minutes. Nous n’avons qu’à écouter. Quelle musique ! A un moment j’entends arriver plein galop un animal. Est-ce Jean Philippe ou Cyril ? Et non arrive sur moi un splendide 12 cors. Si je ne m’écarte pas je pense qu’il aurait culbuter mon cheval. J’entends la meute criante arrivait dans la même coulée. Puis elle recule. La chèvre suivait le cerf avant de reculer.
Elle arrive à mettre en défaut les chiens en faisant double sur double, sauf Ultimo, Utile, Sologne, Sultan qui percent en retour vers les vallons des Particuliers. Les 4 chiens tombent en défaut devant Geoffroy à l’allée de Rousset. Je reprends tous les chiens pour faire les retours. A peine entré dans l’enceinte, elle bondit devant Geoffroy. Elle entre dans les vallons de particuliers. Les chiens la font ressortir au goudron, devant Cyril qui la sonne. Elle retourne dans les Joubert. Jean-Philippe qui a pris les devants, la voit se faire relancer, et faire une culbute devant Sologne.
La chèvre donne toute son énergie pour ne pas se faire coiffer, et recule dans l’enceinte.
Grand récrie puis silence. J’y arrive pour voir Una, Samedi, Samouraï, et d’autres épuisés revenir vers mon cheval. Que ce passe t-il ? Qu’a-t-elle fait ? Puis j’entends quelques chiens la prendre. Nous lui rendons les honneurs. Tous les chiens sont là couchés autour de nous avec cette tranquillité du vainqueur.
1 heure 40 de chasse.
Les honneurs sont faits à Cyril et Geoffroy

mercredi 24 septembre 2008

C'est reparti !

Chasse du 20 septembre 2008:

Première chasse de la saison

Participation de Jean Philippe, Ludovic à pied.

Afin de ne pas utiliser les journées qui nous sont allouées, nous avons découplé 35 chiens derrière chez Alain.
Grosse densité de sangliers et de grands animaux, pour un ou deux chevreuils.
Dés le première enceinte foulée Aramis qui nous a été cédé par Monsieur Dulac car il préférait le chevreuil au cerf nous démontre qu’il n’a pas oublié cette voie et lance un dix cors jeunement. Les jeunes chiens sont ravis de lui tenir compagnie. Jean Philippe arrête facilement cette attaque. Le travail fait au chenil tout l’été est récompensé par l’obéissance.
Deuxième lancé timide cette fois et avorté dés les premières dizaines de mètres.
Tout le monde a compris et je peux fouler au milieu des sangliers et grands animaux. Il nous faut une bonne heure pour enfin trouver une jolie chèvre dans l’enceinte prés du parc de Didier. Quelle musique ! Les trente quatre chiens chargent. Seule Chanel reste timide pour sa première chasse à 13 mois. Ses 3 frères et sa sœur sont dans le paquet.
La chèvre se fait battre dans le vallon des particuliers, puis saute la grande allée. Je la vois de loin doubler sa voie sur l’allée du fond. Je dis à Jean Philippe d’y faire rallier les chiens. Tayaut elle s’était rasée au bord de l’allée. Elle passe devant moi le poil brillant, mais plein d’allant. La demi heure de chasse n’a pas entamée sa résistance. Elle retourne dans le bas du vallon des particuliers en doublant sans cesse sa voie. Samouraï en tête perce vers chez Alain.
Je vois devant les chiens sauter des grands animaux puis 4 gros sangliers. Les récris ramollissent. Ont-ils fait change? Je leur parle fort. Samouraï, Soudan, Brindille s’arrêtent à l’intonation de ma voie sans pour autant dire ‘ Arrêtes’ Arrive derrière Sologne Tilbury qui ne se préoccupent pas de moi et se récrient. Chiens sûrs, j’encourage ceux qui se sont arrêtés. Pardon de ne pas avoir su vous écouter. Ils arrivent tous au point d’eau pour s’y jeter et reprendre leur souffle. Le soleil chauffe 26°. Tilbury reprend la voie pour entrer dans l’enceinte attenante. Superbe récrie tayaut elle s’était remisée là.
Elle passe devant Jean Philippe qui sonne un merveilleux bien aller. Retour dans le vallon des particuliers passe en retour la grande allée devant Ludovic qui la sonne. Elle double de nouveau pour revenir dans le vallon des particuliers, devant Jean Philippe. Les chiens ont du mal à tenir la cadence. Il fait très chaud. Jean Philippe les fait rallier à la vue. Les chiens n’en n’ont plus connaissance. Je les reprends pour fermer devant. Sologne empaume la voie en se dirigeant vers l’enceinte d’attaque. Puis casse. Utopie reprend la voie en descendant le vallon, les autres chiens ne disent rien ! Je pense qu’elle fait une bêtise et que notre chèvre est retournée à son enceinte. Je foule rien. En désespoir de cause je retourne où Utopie a donné de la voix. Ultimo, Soudan, Unique, Sultan travaillent cette voie, pour arriver devant Jean Philippe à l’endroit même où j’avais douté une heure plus tôt. Cette fois je me tais (bravo).
Il fait de plus en plus chaud il est midi. Les chiens n’ont connaissance de plus rien si ce n’est la vue que nous avons sur deux sangliers. Discrètement je les tire vers l’enceinte prés de l’abreuvoir où nous l’avions relancée. J’entends Brindille et Usager donnaient un peu de voix. Puis grand récrie elle était revenue au même endroit.
Jean Philippe répète son bien- aller. Il la suit. Il la voit faire une double. Les chiens ne sont pas loin. Où elle entre dans le fourré les chiens n’ont plus aucune connaissance. Ils cherchent l’ombre. Ils sont hallali ! Je les fais travailler doucement les devant et les arrières. Rien si ce n’est un beau sanglier qui s’est décidé de se lever de sa couche au milieu des chiens quand mon cheval a buté dessus. Tout le monde reste sage en l’admirant partir.
Je sonne la rentrée au chenil, du moins le bain bien mérité par nos compagnons exténués.

jeudi 4 septembre 2008

Fête de la chasse à Colobrière

Ludo il te manque un bouton ca marque mal!

Dimanche 31 août l’équipage a défilé dans un superbe petit village varois. Collobrières le pays de la châtaigne qui organisait pour la troisième année successive une fête de la chasse et de la nature.
Les chiens bien en meute derrière mon cheval accompagnés par le son des 6 trompes au arpentaient les rues étroites au grand bonheur des habitants.
Puis une messe célébrée par un prêtre très intéressant dans son homélie fut animée par le cœur de fidèles et par les trompes.
A la sortie un apéritif nous attendait sous les platanes centenaires. Le vin rosé de Provence a su humidifier nos palais qui étaient chatouillés par des croûtons tartinés d’un ailloli de rêve.
Il faut vous dire que le soleil était de la partie avec ses 30° degrés à l’ombre.

La journée a été clôturée suite à la sieste traditionnelle par une curée froide. Merci à nos chiens d’avoir donné une belle image de la vénerie en Provence.


Un grand merci à nos amis des Echos de la Sainte Baume pour leur soutient.

mardi 12 août 2008

Enfin des nouvelles!




Chères amies, chers amis, voilà bien longtemps depuis la publication du dernier article mais les vignes et la cave ne m'ont pas laissé beaucoup de temps pour la mise à jour de notre blog.

Voici donc un résumé des différentes activités du Rallye Crespin durant cette période estivale.

Panneautage à St Raphaël:

Tout d'abord au mois de mai nous avons été sollicité pour éfectuer un panneautage dans une propriété viticole de Monsieur M.Schummacher. Il y avait 3 chevreuils dont il voulait se débarasser. Avant de les faire abattre par un lieutenant de louveterie, nous avons donc tenté de les capturer vivants afin de les relacher sur notre territoire. Malheureusement, cette opération n'etant possible qu'en semaine, seulement une dixaine de personnes etait présente, beaucoup
trop peu pour réussir.

Game Fair 2008:

Ensuite au mois de juin, François, Patrice, Milou, Charles et moi-même sommes allés à Chambord pour le Game-fair. Nous avons monté quelques chiens et a notre grand bonheur, ils ont fait très bonne figure!


Lors du dîner organiser par la société de vènerie, M.Couëtoux du Tertre nous a fait l'honneur de sa présence à notre table et quel plaisir d'écouter ses innombrables récits de chasse.

A côté de notre chenil, le Rallye Colletot présentait ses chiens. De très beaux poitevins créancés sur la voie du chevreuil. Et quel plaisir de d'avoir fait leur connaissance car Gildas de Spa, les maître d'équipage est entouré d'une équipe jeune, dynamique et très sympathique. Je pense que nous aurons bientôt l'occasion de découpler ensemble en tout cas nous l'esperons.


Milou et M. BillèsTout le monde est captivé par les récits de milouIl peut être fier! Nos amis du Rallye Colletot
Un grand plaisir des yeux avec les très belles présentations de M. Kleboth.

20 ans du Rallye Crespin:

Pour fêter les vingt ans du Rallye Crespin, Nicole et François ont conviés toutes les personnes ayant fait parti de l'équipage et les sonneurs de la région autour d'une grande paëlla.

Nul besoin de vous dire que cette soirée s'est déroulé dans une ambiance de fête, au son de trompes et des voix mélodieuses de chacun.

Ce n'est pas sans émotion que François nous fait son très beau discour retracant toute la vie de l'équipage.

Encore merci à Nicole et François pour tout le plaisir que vous avez donné à chacun d'entre nous durant ces 20 années, et merci d'avance pour les moments de bonheur à venir!

Ps: si quelques uns d'entre vous ont des photos de la soirée,ça m'interresse!

La relève! :

Nous avons sept nouveaux arrivants au chenil. Les chiots d'Utopie et Tilbury sont très beaux et en pleine forme.

Ps: d'autres photos des chiots seront publiés rapidement.




Une nouvelle nurserie:


Nous avons réamménagé une partie du chenil pour que nos chiots soient le mieux possible. Merci à Edouard qui après une petite balade à cheval n'a pas hésité à retrousser ses manches.


Les prochains travaux en prévisions seront la création d'une cour d'ébats à côté du chenil.





Divers:


En plus de sortir les chiens chaque jour autour du chenil, nous leurs faisons aussi faire des balades dans le beau vignoble bandolais.
Je vous présente aussi Domino qui fait déjà partie integrante de l'équipage